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Un trou dans la couche d’ozone se forme en Arctique


Danemark © Yann Arthus-Bertrand

Des observations satellitaires du Service Copernicus pour la Surveillance de l’Atmosphère (CAMS) montrent la formation anormale d’un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique au printemps 2020. Le phénomène est rare dans l’hémisphère Nord où les conditions s’avèrent moins propices à la dégradation de la couche d’ozone qu’en Antarctique.  « Alors que le trou d’ozone de l’Antarctique se forme chaque année au cours du printemps austral, un appauvrissement chimique aussi important de l’ozone n’a pas été observé au-dessus de l’Arctique depuis le printemps boréal 2011, et les scientifiques du CAMS s’attendent à ce que l’appauvrissement de l’ozone dans l’Arctique soit encore plus important en 2020 », écrivent les scientifiques dans un communiqué.

Pour le moment, la formation d’un trou de la couche d’ozone en Arctique reste exceptionnelle et ne présente pas un danger immédiat pour la santé et l’environnement. L’état de la couche d’ozone varie en fonction des saisons et de l’exposition des pôles aux rayonnements solaires. La couche d’ozone, située entre 20 et 40 km d’altitude, se dégrade lorsque les substances chimiques contenant du chlore et du brome s’accumulent dans un vortex polaire et deviennent actives sous l’effet des rayons solaires et de leur chaleur. En effet, tant que les températures restent assez froides, ces substances chimiques n’agissent pas et ne dégradent donc pas la couche d’ozone qui protège la Terre d’une partie des émissions ultraviolettes du Soleil.

« Nos prévisions suggèrent que les températures ont maintenant commencé à augmenter dans le vortex polaire », commente Vincent-Henri Peuch, directeur CAMS. « Cela signifie que l’appauvrissement de l’ozone va ralentir et finalement s’arrêter, car l’air polaire va se mélanger à l’air riche en ozone provenant des latitudes basses. Le CAMS continuera à surveiller l’évolution du trou d’ozone de l’Arctique au cours des prochaines semaines. Il est très important de maintenir les efforts internationaux pour surveiller les événements annuels du trou d’ozone et la couche d’ozone au fil du temps. ».

Pour rappel, la dégradation du trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique (hémisphère Sud) s’est réduite grâce à l’interdiction des gaz destructeurs de la couche d’ozone suite  l’entrée en vigueur du protocole de Montréal en 1987.

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