Le choix d’une poussette influence l’exposition des enfants à la pollution de l’air

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Une famille sud-coréenne promène un enfant dans sa poussette avec des masques de protection contre la pollution de l'air. . © Ed JONES / AFP

Alors que les enfants font partie des populations fragiles exposées à la pollution de l’air, une étude de l’université de Surrey au Royaume-Uni montre qu’utiliser une poussette basse sur laquelle la nacelle est plus proche du sol les expose d’autant plus. Les scientifiques ont étudié la qualité de l’air respiré par les bébés dans plusieurs modèles de poussettes lors de promenades à différents moments de la journée, Ainsi, de manière générale, les bébés transportés dans une poussette respirent 44 % de plus d’air pollué que l’adulte qui les promène.

Le professeur Prashant Kumar qui a conduit l’étude et fondé le Global Centre for Clean Air Research (centre de recherche pour un air sain) la résume ainsi dans Science Daily : « le type de poussette que vous utilisez peut affecter la quantité d’air pollué respiré par votre enfant quand vous le sortez. Mais, notre étude confirme aussi que les poussettes couvertes et celles où la nacelle est en hauteur semblent protéger les enfants contre une partie des polluants sous certaines conditions ». Par exemple, dans le cas une poussette double avec deux nacelles superposées, la partie inférieure reçoit 72 % de plus de polluants que la partie supérieure.

« Malheureusement, les spécialistes savent depuis longtemps que les enfants sont plus vulnérables et plus exposés à la pollution que les adultes », déplore Oliver Blond, président de l’association Respire. « Le fait qu’ils soient plus petits (ou dans des poussettes) est connu comme facteur aggravant ». Il préconise donc plusieurs solutions afin de protéger les enfants de l’exposition à un air pollué : « les auteurs proposent de couvrir les poussettes. C’est une solution. L’autre, que Respire privilégie, est de choisir des itinéraires qui sont moins exposés. En zone urbaine dense, la source principale de pollution est la circulation, mais cette pollution diminue très fortement avec la distance. Elle est 30 à 40 % moins forte sur les trottoirs que sur la chaussée, selon une étude d’Airparif. Elle décroit entre le bord coté chaussée et le bord coté immeubles. Elle peut varier du simple au double, à quelques mètres près, entre 2 rues plus ou moins exposées. Et bien sûr, elle varie considérablement entre les heures de la journée, entre la nuit et les heures d’affluence, par exemple. Plusieurs applications smartphone comme itiner’air, en ile-de-france, aident à choisi des itinéraires moins pollués ».

POUR ALLER PLUS LOIN :
la carte des écoles d’Île-de-France et de la pollution de l’air par Respire

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    • Balendard

    Nous vivons dans un monde soumis à la gravitation et à la loi de Newton. Il en résulte des forces d’attraction non seulement entre les planètes du système solaire mais aussi à une échelle beaucoup plus petite entre les micros particules en suspension dans l’air à la surface de la terre et la terre elle-même
    D’une façon générale ce qui est plus dense a tendance à descendre vers le bas. Le gaz carbonique plus dense que l’air à tendance à s’accumuler au ras du sol ou à la surface de nos océans et s’il n’y avait le cycle naturel évaporation-condensation de l’eau provoqué par la radiation solaire il resterait là où il est. Il en est de même des particules fines
    issues de la combustion des produits fossiles et dangereuses pour nos poumons. Plus denses que l’air, elles ont tendance à descendre vers le bas ce qui explique pourquoi le nourrisson est mal placé dans son landau plus proche du sol. Le coronavirus n’échappe pas à cette loi : s’il est plus dense que l’air ce qui est probablement le cas il a tendance à descendre vers le bas.

    Nous vivons aussi dans un monde soumis aux effets de parois. Mais cela est une autre histoire vu qu’il ne s’agit plus de mouvements perpendiculaire à la surface mais cette fois parallèlement à cette dernière. Après cette période de confinement je vais expliquer à des jeunes de 3eme classe pourquoi il est préférable en raison des effets de paroi de s’orienter vers le chauffage collectif plutôt que vers le chauffage individuel. Ceci lorsque le fluide qui circule parallèlement à la paroi est de l’eau comme cela est le cas avec la « Solar Water Economy ».
    Homo sapiens a compris qu’avec l’air et les éoliennes il améliore les performances avec le gigantisme.

    Les viscosités de l’air et de l’eau sont très différentes mais il lui reste cependant à divulguer et à comprendre grâce à Bernoulli qu’il en est de même avec l’eau.

    Le politique qui est quoi qu’on en dise au service d’homo sapiens devrait se sentir concerné. L’image ci-dessous devrait lui permettre de comprendre.
    https://www.dropbox.com/s/e7rmjhnzvop9dpi/effet-paroi.pdf?dl=0

Une lagune vire au rose en Patagonie, polluée par des produits chimiques

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