La vie sous coronavirus: 24 heures dans le monde


A Athènes, des graffitis du tagueur S.F., 16 ans, pour faire passer le message: "Restez à la maison", le 23 mars 2020 © AFP Aris Messinis

Paris (AFP) – Pendant 24 heures, lundi, dans le monde où plus d’un tiers de l’humanité était sommée de rester chez elle, les photographes de l’AFP ont pris des instantanés de la vie quotidienne sous coronavirus.

De Paris à Santa Monica, de Dacca à Panama, à des degrés divers selon les pays, les rassemblements ont été proscrits, les écoles closes, les bars et autres commerces « non indispensables » fermés, les transports réduits.

Voici 24 photographies de ces scènes qui se répètent d’un pays à l’autre, obsèques isolées, rues désertes, employés en télé-travail, cours en ligne, performances artistiques improvisées.

GRASSOBBIO (Italie) – Enterrement sans les proches.

Au cimetière de Grassobbio en Italie,les proches des décédés ne peuvent dire adieu, le 23 mars 2020
© AFP Piero CRUCIATTI

Enterrée seule, sans l’adieu des proches en quarantaine interdits de cimetière: en combinaison et masque de protection, un employé italien des pompes funèbres de la province de Bergame prend des photos du cercueil d’une personne décédée pour les envoyer à la famille.

PARIS – Champs Elysées déserts.

A Paris sur les Champs-Elysées désertés par ses flâneurs et touristes, un sans domicile fixe erre, le 23 mars 2020
© AFP Philippe LOPEZ

Sur la « plus belle avenue du monde » désertée de ses flâneurs et touristes, un sans domicile fixe qui erre.

HONG KONG – Quartiers animés vidés.

A Hong Kong, le chanteur Kwok Lam-sang, surnommé Melvis pour ses imitations d’Elvis Presley, seul dans le quartier des bars inanimé de Lan Kwai Fong, à Hong Kong
© AFP Anthony WALLACE

Plus personne dans le quartier des bars de Lan Kwai Fong, le chanteur hongkongais Kwok Lam-sang, 67 ans, surnommé Melvis pour son look et ses reprises d’Elvis Presley, est tout seul, sa guitare sur le dos.

HANOI – Cafés de rue délaissés.

A Hanoï, au Vietnam, un homme seul assis à un café de rue désert, le 23 mars 2020
© AFP Manan VATSYAYANA

Les petits cafés de rue vietnamiens montés avec quelques chaises en plastique, d’habitude surpeuplés et bruyants, sont désormais bouche bée.

JERUSALEM – Mosquée close.

A Jérusalem, la mosquée Al-Aqsa fermée, le 23 mars 2020
© AFP Ahmad GHARABLI

Des Palestiniens prient devant l’entrée de la mosquée Al-Aqsa, fermée par le Waqf, l’organisme qui gère les lieux saints musulmans dans la Ville Sainte.

DAKAR – Cérémonie religieuse annulée.

A Dakar, un homme de la communauté Layenne prie dans la Grotte sacrée d’Almadies où a lieu un pèlerinage annuel, annulé pendant l’épidémie du nouveau coronavirus le 23 mars 2020 à Dakar, au Sénégal
© AFP John WESSELS

La communauté religieuse sénégalaise des Layennes, qui prône un retour à un islam rigoureux, a annulé son pèlerinage annuel dans la grotte sacrée des Almadies.

BANGKOK – Reclus dans leurs appartements.

A Bangkok, des Thaïlandais confinés dans leurs appartements, le 23 mars 2020 en Thaïlande
© AFP Mladen ANTONOV

Des Thaïlandais confinés dans leur immeuble du centre de Bangkok, avant l’instauration de l’état urgence.

TOKYO – Télé-travailler, avec ses enfants.

A Tokyo, une employée télétravaille pendant que ses enfants jouent dans l’appartement, le 23 mars 2020 au Japon
© AFP Behrouz MEHRI

Pendant que ses filles courent dans la pièce d’à côté, le Japonais Yuki Sato, employé d’une start-up, travaille à la maison, écran devant les yeux, casque audio sur les oreilles.

BOMBAY – Pause café sur son canapé.

A Bombay, télé-travail et pause café sur canapé, le 23 mars 2020 en Inde
© AFP Indranil MUKHERJEE

En télé-travail, l’indienne Diya RoyChowdhury, chargée des relations humaines dans une entreprise de Bombay, prend une pause sur son canapé.

DURA (Territoires palestiniens) – Faire l’école en ligne.

Dans les Territoires palestiniens, faire l’école en ligne, le 23 mars 2020 à Dura, près de Hébron
© AFP Hazem BADER

Avec la fermeture des écoles, l’enseignante palestinienne Jihad Abu Sharar, fait sa classe en ligne, depuis sa maison dans un village près de Hébron.

KHARTOUM – Cours en famille.

A Khartoum, cours en famille
© AFP Ashraf SHAZLY

Cinq autour de la table à manger, un sixième sur le lit, un autre devant l’ordinateur: c’est l’école en famille depuis la fermeture des établissements scolaires.

KOWEIT CITY – La maîtresse dans sa chambre.

A Koweit City, les cours en ligne à la maison avec la maitresse sur un écran, le 23 mars 2020
© AFP Yasser Al-Zayyat

Crayon en main et cahier sur la table, des écoliers suivent leurs cours sur ordinateur à la maison.

BUENOS AIRES – Livreurs plus demandés que jamais.

A Buenos Aires, des livreurs devenus indispensables, le 23 mars 2020 en Argentine
© AFP Ronaldo SCHEMIDT

Le Brésilien Dixon Abreu pédale, seul sur l’avenue du 9 juillet, pour apporter de la nourriture aux confinés de Buenos Aires, comme de nombreux livreurs dans le monde devenus indispensables.

KIBERA (Kenya) – La Mode fabrique des masques

A Kibera, le créateur de mode kényan David Avido fabrique des masques avec des chutes et les distribue, le 23 mars 2020
© AFP Yasuyoshi CHIBA

Le styliste kényan David Avido, 24 ans, fabrique des masques avec des chutes de tissus qu’il distribue gratuitement.

SANTA MONICA – Tourisme virtuel.

A Santa Monica, tourisme virtuel, le 23 mars 2020 en Californie
© AFP Robyn Beck

« Nous sommes arrivés à l’océan les gars »: le patron de Surf City Tours, Adam Duford, s’adapte et organise des visites touristiques virtuelles, via téléphone portable et réseaux sociaux.

MIAMI – Croisières bloquées.

A Miami, des employés désinfectent les vitres des cabines d’un bateau de croisière, le 23 mars 2020 en Floride
© AFP Chandan KHANNA

Au port, des employés de la Norwegian Cruise Line nettoient un bateau de croisière, dont plusieurs dans le monde ont été bloqués pour des cas suspects ou avérés de contamination du Covid-19.

ATHENES – Des graffitis pour faire passer le message.

A Athènes, des graffitis du tagueur S.F., 16 ans, pour faire passer le message: « Restez à la maison », le 23 mars 2020
© AFP Aris Messinis

Un artiste grec de 16 ans, S.F. a tagué sur le toit de son immeuble des graffitis montrant un homme masqué et un slogan: « Stay home » (Restez à la maison).

TEL AVIV – Donner un concert sur son balcon.

A Tel Aviv, la saxophoniste israélienne Yarden Klayman joue pour ses voisins du quartier de Basel, le 23 mars 2020
© AFP Jack GUEZ

La saxophoniste israélienne Yarden Klayman joue pour ses voisins du quartier de Basel à la suite de l’annulation de son concert après l’interdiction des déplacements non essentiels.

DACCA – Jouer tout seul.

A Dacca, un enfant joue seul au ballon sur le toit d’un immeuble, le 23 mars 2020 au Bangladesh
© AFP Munir UZ ZAMAN

Le petit Bangladais Samin Shara, 9 ans, tape sur son ballon sans copains sur le toit de son immeuble.

LONDRES – Courir dans le désert d’une ville.

A Londres, courir dans Greenwhich Park désert, le 23 mars 2020
© AFP Ben STANSALL

Une joggeuse britannique court en solo dans un Greenwich Park figé, au premier jour du confinement en Grande-Bretagne.

NICOSIE – Faire de la gym à la maison

A Nicosie, une femme fait de la gym à la maison en compagnie de son chien, le 23 mars 2020
© AFP Christina ASSI

Cours de Pilates en ligne: une Chypriote fait ses mouvements chez elle, devant sa bibliothèque, à côté de son chien.

TANGERANG (Indonésie) – Prier chez soi.

A Tangerang en Indonésie, on prie à la maison, le 23 mars 2020
© AFP Adek BERRY

L’Indonésien Bambang Soetono et ses proches font la prière musulmane de midi dans leur maison de cette ville de Java après que les autorités religieuses dans le monde ont appelé à prier chez soi.

PANAMA – Jouer du violoncelle pour ses voisins.

A Panama, la violoncelliste uruguayenne joue pour ses voisins sur son balcon, le 23 mars 2020
© AFP Luis ACOSTA

La violoncelliste uruguayenne Karina Nuñez joue pour ses voisins sur son balcon, pendant le confinement obligatoire dans son pays entre 17H00 et 5H00.

RIO – Adapter le street-art à la quarantaine.

A Rio, l’artiste brésilienne Rafamon, confinée volontairement, projette sur un écran géant son oeuvre qui dit: « Ca va passer », le 23 mars 2020
© AFP Carl DE SOUZA

A défaut de le faire sur les murs des rues, la tagueuse brésilienne auto-confinée, Rafamon, projette sur grand écran une oeuvre qui décrète en couleurs: « Vai Passar » (Ca va passer).

© AFP

2 commentaires

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    • Rachel Toty

    Merci du fond du cœur pour ce partage

    • Marguerite P

    Magnifique reportage photo. Un témoignage historique à conserver. Merci à vous et à l’AFP !

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