Coronavirus : baisse de la pollution de l’air dans le Nord de l’Italie

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Des routes vides près de l'aéroport international de Milan, dans le nord de l'Italie, le 8 mars 2020 © AFP/Archives Piero CRUCIATTI

Paris (AFP) – Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), gaz polluant issu d’activités humaines, ont reculé dans les régions du Nord de l’Italie, soumises au confinement à cause du coronavirus, a indiqué mardi le service européen Copernicus.

Selon des observations satellites, le NO2 montre « une tendance à une réduction graduelle d’environ 10% par semaine au cours des quatre à cinq dernières semaines », indique Copernicus dans un communiqué.

Sur la carte publiée par l’Agence spatiale européenne (ESA), on constate ainsi une nette diminution d’une tache rouge au-dessus de la vallée du Pau et le Nord de l’Italie, entre début janvier et le 10 mars.

Le 22 février, 11 villes en Lombardie et en Vénétie (nord) ont été placées en quarantaine, une mesure qui a été progressivement étendue le 9 mars à l’ensemble du pays.

A Milan, selon les données présentées par Copernicus, les concentrations moyennes de N02 ont chuté d’environ 65 mg/m3 en janvier à 35 mg/m3 lors de la première quinzaine de mars.

Cette baisse peut être liée à plusieurs facteurs, dont la réduction du trafic automobile et des activités industrielles, consécutive à l’épidémie de coronavirus. Mais elle pourrait aussi s’expliquer par une « évolution de la température, car cette année a été assez chaude et il y a eu moins de chauffage », autre responsable de la pollution du dioxyde d’azote, a expliqué à l’AFP Simonetta Cheli, responsable des programmes d’observation de la Terre à l’ESA.

Une étude scientifique a donc été lancée pour mesurer plus précisément le lien de cause à effet avec le seul facteur coronavirus.

En Chine, des images satellite de la Nasa avaient montré une baisse significative de la pollution « en partie liée » au ralentissement de l’économie provoqué par l’épidémie de coronavirus, selon l’agence spatiale américaine.

Le dioxyde d’azote est relâché dans l’air principalement par les véhicules et les centrales thermiques, et peut causer des problèmes respiratoires, notamment de l’asthme.

Selon l’Agence européenne de l’environnement sur la qualité de l’air, le dioxyde d’azote (NO2) est responsable de 68.000 décès prématurés par an dans l’Union européenne.

© AFP

Un commentaire

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    • jacques Turchet

    La diminution de la pollution est relative au ralentissement des activités industrielles, chimiques, trafic autoroutier etc. Avec toutes les activités actuelles basées sur le profit, la rentabilité et l’argent la pollution engendrée est responsable de la plupart de nos nouvelles pathologies y compris le cancer en progression chaque années mais que faire? face à l’argent la santé ne pèse pas lourd dans la balance. Toutes ces activités citées sont pour la plupart contre nature. Il va quand même comprendre un jour que la nature ne nous appartient pas mais que c’est nous qui lui appartenons car la nature n’a pas besoin de nous c’est nous qui avons besoin d’elle pour vivre. La nature à ses lois que nous devons respecter mais comme l’humain se croit supérieur à la nature et pense qu’il peut l’aménager comme il l’entend à ses fantaisies du jour, grosse, grosse erreur car la nature sera toujours la plus forte et nous rend ce que nous lui faisons subir mais nous ne voulons pas le comprendre malgré les coups de bâtons que nous recevons car il faut toujours plus d’activités, de pollutions et surtout de profit que nous allons payer cher un jour.
    Lorsque la dernière goutte d’eau sera polluée, le dernier animal chassé et le dernier arbre abattu l’humain comprendra que l’argent ne se mange pas.

Malgré des améliorations, les pays européens échouent à répondre aux critères de qualité de l’air préconisés par l’OMS

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