Le gouvernement lance sa nouvelle prime à la rénovation énergétique

Isolation de la façade d'un immeuble

Isolation de la façade d'un immeuble en construction à Rennes, le 20 novembre 2019 © AFP/Archives Damien MEYER

Le gouvernement a officiellement lancé mercredi une aide financière à la rénovation énergétique des logements, destinée à remplacer le précédent système de crédit d’impôt, avec un site internet pour faciliter les démarches des particuliers.

Le montant de cette aide baptisée MaPrimeRénov’ dépendra à la fois des travaux envisagés et du niveau des revenus du ménage qui la demande.

Pour aider les particuliers à déterminer la prime à laquelle ils sont éligibles, un site internet – www.maprimerenov.gouv.fr – et un numéro de téléphone – 0.808.800.700 – sont à leur disposition.

Il s’agit d’un « outil extrêmement simple (et) beaucoup plus juste » que le précédent système, a assuré le ministre du Logement, Julien Denormandie, lors d’une conférence de presse.

Cette prime, qui doit être versée dans les 15 jours après la validation de la demande, doit en effet progressivement remplacer le crédit d’impôt à la transition énergétique (CITE).

« Le système tel qu’il était n’était pas satisfaisant », a assuré M. Denormandie. « Tout ça ça prenait 18 mois. La conséquence, c’est que vous aviez un reste à charge qui était trop important pendant une durée qui était trop importante. »

La transformation du CITE en prime inquiète toutefois le secteur du bâtiment, qui regrette notamment que les 20% des ménages les plus riches soient exclus du dispositif pour la majeure partie des travaux.

Les professionnels craignent aussi, à l’inverse du gouvernement, que le système devienne plus complexe en prenant aussi en compte le niveau de revenus des ménages.

De plus, la transformation n’est pas encore complète. Seule la moitié la plus modeste des ménages peut actuellement bénéficier de la prime. Le reste des particuliers éligibles en resteront cette année au crédit d’impôt pour basculer à leur tour dans la prime début 2021.

« Ça peut paraître compliqué », mais « on veut être sûrs que toutes les personnes (…) disposent de la meilleure qualité de service », s’est défendu M. Denormandie.

Le ministre a, au passage, vivement critiqué des propos tenus voici quelques jours dans le Parisien par Ségolène Royal, ancienne ministre de l’Ecologie.

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle a évoqué la « suppression » du CITE comme un recul du gouvernement actuel en matière d’écologie.

« C’est strictement faux », voire « scandaleux », a répondu M. Denormandie. « On ne réduit en rien l’ambition, on renforce même l’ambition ».

© AFP

Un commentaire

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  • Influencé par sa forte motivation à changer les choses pour le bien de tous notre ancienne ministre Ségolène Royal à parfois tendance à mettre parfois la charrue avant les boeufs

    pour exemple ces portiques supposés contrôler et pénaliser financièrement les émissions de gaz à effet de serre des camions utilisant des moteurs à combustion internes avant que ne soit mis en place la vente de camions avec moteur à hydrogène

    On a compris que Monsieur de Normandie et Madame Royale faisaient mauvais ménage

    faut-il rappeler que c’est grace au consensus que l’on arrivera à résoudre ces problèmes essentiels pour nos conditions d’existence

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