Climat: prendre en compte l’impact des réformes pour les plus pauvres (Banque mondiale)

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Axel van Trotsenburg, directeur des opérations de la Banque mondiale, le 9 décembre à Madrid pour la COP25 © AFP PIERRE-PHILIPPE MARCOU

Réduire les émissions de gaz à effet de serre doit se faire en prenant en compte l’impact des mesures sur les populations les plus fragiles, a estimé lundi le directeur des opérations de la Banque mondiale, Axel von Trotsenburg, lors de la COP25 à Madrid.

« Cette COP est à un point d’inflexion », a-t-il dit lors d’un entretien à l’AFP, en amont d’une réunion lundi d’une cinquantaine de ministres des Finances lors de la 25e conférence de l’ONU sur le changement climatique. « Ce que vous voyez à travers le monde avec les émeutes sociales devra être pris en compte », a-t-il poursuivi.

Depuis un an, les mécontentements se sont déjà exprimés de façon spectaculaire en France avec la crise des « gilets jaunes » déclenchée par une hausse des prix des carburants, en Equateur qui a subi sa pire crise depuis des décennies après une augmentation aussi du prix de l’essence, ou encore au Chili où le prix du ticket de métro a mis le feu aux poudres.

Les responsables politiques doivent veiller à ce que les décisions prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre n’aient pas d’effets négatifs sur les plus pauvres.

« Nous devons bien regarder les politiques économiques d’un pays et ensuite il faut voir quelles sont les personnes affectées, en particulier les plus vulnérables qui doivent être protégés des impacts de ces mesures », a averti Axel von Trotsenburg.

« Agir à froid peut affecter de manière disproportionnée les personnes vulnérables et créer des résistances, ce qui est compréhensible », a-t-il estimé.

Un point clé pour lutter contre le réchauffement climatique est de voir à quel niveau les pays vont rehausser en 2020 leurs ambitions de réductions d’émissions de gaz à effet de serre pour les années à venir.

Si relever l’ambition sur le papier est une bonne chose, « l’ambition en action est mieux », a souligné Axel von Trotsenburg.

© AFP

2 commentaires

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    • Michel CERF

    Si on veut contenter tout le monde on ne fait RIEN , de toute façon la France est le pays des crises permanentes , nous sommes incapables de dialoguer , négocier , vivre en harmonie avec nos semblables comme avec la nature .

    • sophie

    Les plus pauvres… ne sont pas en France ( même si nous avons des pauvres, comme n’ importe quel pays y compris riche) et les postures indignes de certains font honte à notre pays.

    Les spécialistes des grèves, manifs, blocages et autres saccages non stop de notre société n’ agissent en réalité ni pour les pauvres de France ( peu nombreux car le seuil de pauvreté est à mon sens une arnaque: je vis bien en dessous, m’ assume en mode sobriété heureuse et écolo: la vie est belle ), ni pour les extrêmement nombreux pauvres de la Planète … mais principalement pour leur nombril consumériste.

    Je suis atterrée de constater la soi disant crise  » sociale » sans fin que subit la France , alors que la seule véritable urgence chez nous est l’ urgence planétaire ( non, les frigos et les placards ne sont pas vides, loin s’ en faut) .

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