Les chauves-souris victimes des éoliennes

POUR ILLUSTRER LE PAPIER DE CLAUDINE WERY : "EmblÈmatiques de Nouvelle-CalÈdonie, le cagou et la roussette sont en danger". Photo prise le 19 juillet 2011 ‡ Noumea d'une roussette. Le cagou et la roussette sont les deux animaux emblÈmatiques de la Nouvelle-CalÈdonie. Victimes de prÈdateurs ou de surchasse, ces espËces endÈmiques sont aujourd'hui menacÈes. AFP PHOTO / MARC LE CHELARD
"Emblématiques de Nouvelle-Calédonie, le cagou et la roussette sont en danger". Photo prise le 19 juillet 2011 à Noumea d'une roussette. Le cagou et la roussette sont les deux animaux emblématiques de la Nouvelle-Calédonie. Victimes de prédateurs ou de surchasse, ces espèces endémiques sont aujourd'hui menacées. © AFP PHOTO / MARC LE CHELARD
"Emblématiques de Nouvelle-Calédonie, le cagou et la roussette sont en danger". Photo prise le 19 juillet 2011 à Noumea d'une roussette. Le cagou et la roussette sont les deux animaux emblématiques de la Nouvelle-Calédonie. Victimes de prédateurs ou de surchasse, ces chauves-souris endémiques sont aujourd'hui menacées. © AFP PHOTO / MARC LE CHELARD
« Emblématiques de Nouvelle-Calédonie, le cagou et la roussette sont en danger ».
Photo prise le 19 juillet 2011 à Noumea d’une roussette. Le cagou et la roussette sont les deux animaux emblématiques de la Nouvelle-Calédonie. Victimes de prédateurs ou de surchasse, ces espèces endémiques sont aujourd’hui menacées. © AFP PHOTO / MARC LE CHELARD

Victimes des éoliennes, plus de 600 000 chauves-souris sont mortes aux Etats-Unis en 2012. Cette estimation parue dans la revue scientifique BioScience a été obtenue sur la base des observations relevées sur 21 sites éoliens répartis sur le territoire Américain.

Les chauves-souris ont un rôle important dans la régulation des écosystèmes

Les chauves-souris sont rarement appréciées à leur juste valeur. Pourtant, elles ont un rôle essentiel dans la régulation des écosystèmes, elles se nourrissent d’insectes et en pollinisent certaines plantes. C’est en rentrant en collision avec les pales des éoliennes que ces la plupart de ces 600 000 chauves souris seraient mortes. Elles seraient également victimes d’un changement soudain de pression aux abords des éoliennes, rapporte Phys.org.

Selon Mark Hayes, en charge de cette étude pour l’Université du Colorado, ce chiffre est une estimation plutôt prudente du nombre de chauves-souris qui meurt du fait des éoliennes. Il estime que le véritable chiffre pourrait être 50% plus élevé.

Ce taux de mortalité serait plus élevé dans certaines régions du pays et les Montagnes Appalaches seraient ainsi la zone la plus dangereuse pour les chauves-souris en matière d’éolienne.

Il n’existe pas d’estimations précises du nombre de chauves-souris aux Etats-Unis. Il est donc difficile de comprendre l’impact de la présence des éoliennes sur la population globale de chauves-souris dans le pays. Cependant, selon Hayes, les populations de chauves-souris subissent déjà le stress du réchauffement climatique. Cette nouvelle étude est donc source d’inquiétude considérant le taux de reproduction peu élevé de ces animaux – un petit en moyenne chaque année.

9 commentaires

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    • Areva

    Merci d apporter de l eau a notre moulin et a celui des anti éoliennes. Les EnR se portent trop bien en France…
    Signé Areva

    PS: ça serait risible si ça n était pas le cas.

    • Kervazo

    et les hérissons sur les routes, les escargots dans les allées du jardin, sans parler des fourmis.
    Vivement que l’homme disparaisse !

      • Patrice

      C’est bien la seule espèce qui n’est pas en voie de disparition, l’Homme!

  • […] Victimes des éoliennes, plus de 600 000 chauves-souris sont mortes aux Etats-Unis en 2012. Cette nouvelle étude est donc source d’inquiétude.  […]

    • POIRIER

    Quand va-t-on s’apercevoir que ces éoliennes sont tout sauf écologique? Je me bats au quotidien pour protéger mon environnement, nous avons nous aussi des chauves-souris, classées en ZNIEFF, mais cela n’empêche pas les promoteurs d’avancer dans leurs projets, nous sommes également sur des couloirs de migration des grues et les 1000 tonnes de béton pour chaque éolienne prévue, sur des terres cultivables de première catégorie n’est-ce pas une destruction programmée de notre milieu naturel, de nos paysages, quand on sait en plus que c’est pour produire moins que la dette carbone engendrée par la construction et le démantèlement de ces machines industrielles!!!!! Je suis horrifiée de ce que l’être humain laisse faire à sa planète.

      • Claudio

      Moi qui croyais que le discours anti éolien avait un peu évolué, je dois constater que les mêmes éléments de langage circulent encore et toujours parmi les enrôlés de la mouvance giscardo-arevesque.
      Je ne sais pas si cela sert à quelque chose de répondre aux calamiteuses argumentations ressassées sans cesse depuis dix ans par les adhérents de la mouvance, mais tentons encore une fois le dialogue envers les sourds.
      1) Les milles tonnes de béton coulés en sous-sol ne sont en rien une calamité pour l’agriculture car elles sont, précisément, enterrées. Puis recouvertes de terre végétale sur un mètre, ce qui fait que la base du mât, d’à peine 6 ou 7 m de diamètre sera entourée d’herbacées.
      Et puis, enfin, où va-t-on chercher que les éoliennes doivent nécessairement être situées à l’endroit où il y a des « terres cultivables de première catégorie » ?
      2) les couloirs de migration de grues se situent tous au-dessus du bout de pale, ce qui fait que leur vol ne serait en rien gêné par l’éolienne. Mais il n’y a pas de machines dans les couloirs de migration de quelque espèce que ce soit. Cela est tout simplement étudié obligatoirement en amont et motif de refus de permis de construire.
      3) Enfin, la dette carbone. Sait-on de quoi on parle ?
      Les émissions de carbone pendant les 20/25 ans de fonctionnement sont quasiment inexistantes. Quant à celles générées par la construction, la fabrication et le démantèlement, il faut les comparer à celles qui auraient été émises pour produire par d’autres moyens la même quantité d’énergie produite par l’éolienne tout le long de sa durée de vie. Ce qui suppose que l’on connaisse ces émissions à mettre en face. Et donc le moyen de production utilisé : charbon, fioul, gaz, uranium ?
      Comparé à la moyenne des émissions du bouquet européen (360 g CO2/kWh), celles d’un kWh éolien, de l’ordre de 12/15 g, font économiser environ 345 g/kWh produit, toutes émissions comprises, du berceau à la tombe.
      La machine produisant environ 4 à 5 GWh/an, soit 80 à 100 GWh en 20 ans, elle permettra d’économiser en moyenne : 90 000 000 x 345 = 31 milliards de grammes, soit 31 000 tonnes de CO2.

      4) Concernant les chauves-souris, il faut savoir qu’en France l’étude chiroptères est obligatoire depuis plusieurs années et la forte perturbation d’un habitat de ce type est également rédhibitoire pour un projet éolien.

      Je suis néanmoins conscient que mes explications ne serviront à rien face aux militants bornés et extrémistes de Vent de colère ou ses succédanés.

        • leroy

        175 729 vues
        Tobias Huch, pensif
        Windkraft muss gerade in Deutschland kritisch hinterfragt werden. Die Landschaft wird verschandelt, der Wald massiv geschädigt und tausende Vögel (viele unter Artenschutz) werden getötet.
        Eine interessante und umweltfreundliche Form der Energiegewinnung könnte das hier sein: http://dual-fluid-reaktor.de – Saubere Kernenergie émoticône like
        Experten sind sich jedenfalls einig: Windernergie in dieser Form ist purer Unsinn in Deutschland. Das macht den Storm durch die EEG-Umlage nur teuer.

        L’énergie éolienne doit être critique en Allemagne. Le paysage est dévasté, la forêt est lourdement endommagée et des milliers d’oiseaux (nombreuses espèces) sont tués.

  • […] Victimes des éoliennes, plus de 600 000 chauves-souris sont mortes aux Etats-Unis en 2012.  […]

  • […] Les chauves-souris ont un rôle important dans la régulation des écosystèmesLes chauves-souris sont rarement appréciées à leur juste valeur. Pourtant, elles ont un rôle essentiel dans la régulation des écosystèmes, elles se nourrissent d’insectes et en pollinisent certaines plantes. C’est en rentrant en collision avec les pales des éoliennes que ces la plupart de ces 600 000 chauves souris seraient mortes. Elles seraient également victimes d’un changement soudain de pression aux abords des éoliennes, rapporte Phys.org.Selon Mark Hayes, en charge de cette étude pour l’Université du Colorado, ce chiffre est une estimation plutôt prudente du nombre de chauves-souris qui meurt du fait des éoliennes. Il estime que le véritable chiffre pourrait être 50% plus élevé.Ce taux de mortalité serait plus élevé dans certaines régions du pays et les Montagnes Appalaches seraient ainsi la zone la plus dangereuse pour les chauves-souris en matière d’éolienne.Il n’existe pas d’estimations précises du nombre de chauves-souris aux Etats-Unis. Il est donc difficile de comprendre l’impact de la présence des éoliennes sur la population globale de chauves-souris dans le pays. Cependant, selon Hayes, les populations de chauves-souris subissent déjà le stress du réchauffement climatique. Cette nouvelle étude est donc source d’inquiétude considérant le taux de reproduction peu élevé de ces animaux – un petit en moyenne chaque année.- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2013/11/08/les-chauves-souris-victimes-eoliennes/#sthash.aGf91MZK.dpuf  […]

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