Les réserves naturelles françaises attirent les chasseurs

Les réserves naturelles jouent leur rôle de refuge pour le gibier, mais attirent également les chasseurs dans leur périphérie. Une étude franco-suisse, à paraître dans la revue Ecological Applications, à laquelle ont collaboré le Laboratoire d’écologie alpine et le Laboratoire de biométrie et biologie évolutive du CNRS, analyse les impacts des réserves sur les sangliers et les chasseurs. L’étude montre que les chasseurs intensifient leurs efforts de chasse dans la proche périphérie des zones naturelles. Il y aurait donc un plus fort risque de mortalité en bordure des zones, précise le communiqué de presse du CNRS. Les chercheurs ont étudié les interactions spatiales entre les chasseurs et le gibier en adaptant un concept initialement développé pour l’étude de systèmes naturels de type prédateur – proie. À l’aide de collier GPS et de radio VHF, ils ont pu localiser les chiens de chasse et les suidés, à travers le bassin genevois. Cette étude remet donc en question le rôle de « refuge » des zones naturelles et la pérennité des populations protégées, lorsque leurs périphéries sont très exploitées.

Un commentaire

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    • Alain

    Chasse
    Ce n’est pas aux chiens qu’il faudrait mettre un collier GPS, mais aux chasseurs! Au moins, on pourrait suivre ces malfaisants en permanence.
    Ceci dit, ce n’est pas seulement en périphérie qu’ils viennent, mais dans les réserves: exple, le Parc Naturel des Calanques ouvert aux chasseurs…A quoi cela sert-il de créer ces espaces si on laisse ces gens y venir faire le coup de feu et, accessoirement, tuer un promeneur.

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