Comprendre la biodiversité : le rôle des chasseurs et des prédateurs

Figure traditionnelle de la société, le personnage du chasseur (et dans une moindre mesure celui du pêcheur) interpelle et suscite généralement des avis tranchés au sein de l’opinion publique. Si certains lui refusent toute emprise sur l’animal sauvage, d’autres lui reconnaissent un rôle dans la bonne gestion écologique de la biodiversité.

Les chasseurs contribuent, par exemple, à réguler l’équilibre des populations d’animaux. Une régulation qui, sans eux, serait à la charge des pouvoirs publics. Car des années d’abattage systématique des grands prédateurs et le morcellement de leurs territoires par l’homme ont laissé les populations d’herbivores proliférer sans retenue. En France, il y aurait plus d’un million de sangliers qui, malgré les prises des chasseurs, endommagent les zones de cultures et de régénérations forestières, et sont impliqués dans de nombreux accidents de la route. Des dégâts qui sont aussi liés à la densité humaine et à l’étalement du réseau routier.

Les chasseurs peuvent également s’avérer des alliés précieux dans la mise en place de programmes de protection ou d’étude de la faune sauvage. Sur l’île danoise de Funen par exemple, les cervidés sont morts par milliers d’une maladie mal connue faute d’échantillons à étudier. Les chercheurs ont alors eu l’idée de former une vingtaine de chasseurs au prélèvement d’échantillons pour les aider à identifier cette maladie qui a déjà tué 80 % des daims sur l’île.

Les associations de chasseurs contribuent aussi à la réalisation de projets favorables aux habitats du gibier (création, réhabilitation ou entretien de haies, talus, mares…).

En dépassionnant un débat souvent lié à l’affectif et à l’opposition citadins/ruraux, on voit que la chasse et la pêche peuvent avoir un rôle positif dans le maintien de la biodiversité. A condition qu’elles dépassent le cadre du loisir et soit encadrées par une politique de gestion stricte du milieu.

Martinière.

8 commentaires

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    • desprez jc

    chasse et couleuvres …
    Associer chasse et biodiversité et donné une bien trop grande importance a des « personnes  » pour qui le passe est temps rappelons le de TUER ! c’est plus choquant que prélever et réguler non ? mais tellement plus vrais aussi … une simple question : comment affirmé que les chasseurs gère la biodiversité alors qu’en France par exemple ont tue des espèces migratrices qui son protégés dans leurs pays d’origine … Ou encore mieux en lachant du « gibier » la veille de l’ouverture , « gibier » d’élevage qui risque de contaminer la faune sauvage …
    Bref beaucoup de paradoxe !

    • La chasse c tro cool! Tu parle sans conaitre.

      • Dagorn

      Absolument d’accord !

    • Ol

    Réguler quoi?
    Il ne faut pas être sectaire donc pourquoi pas. Mais alors qu’ils chassent le ragondin et le rat, qu’ils cessent de braconner les ortolans dans les Landes (espèce en déclin, strictement protégée), qu’ils cessent d’alimenter les sangliers, qu’ils cessent de relâcher des faisans.

    • carole

    chasse utile ?
    Il y aurait beaucoup à dire sur ce « loisir d’assassins » (dixit un chasseur) J’ai été très étonnée hier dans « vu du ciel » d’entendre un écologiste canadien défendre la chasse aux phoques. Je veux bien essayer d’accepter que certains animaux sont trop nombreux et font des dégâts. Mais pourquoi les faire souffrir ? C’est pour cette raison que massacrer des blanchons à coups de gourdin est inacceptable. Les propos de cet homme qui se dit respectueux de l’environnement sont aberrants.
    En tout cas, encore une fois, merci et bravo à Monsieur Yann Arthus Bertrand pour son émission et sa capacité à rester calme et tolérant en toutes circonstances!!

    • Caroline

    Chasse ou tuerie?
    Le rôle des chasseurs devrait aussi prendre un nouveau virage moins sanguinaire. Il est tout-a-fait possible de jouer ce rôle de régulation en utilisant une méthode stérilisante. De cette façon, les chasseurs peuvent échanger leur  »balle » par des seringues et cessez de faire couler le sang des victimes innocentes.

    Une nouvelle ère voit le jour, et la violence commis sur les animaux touchent de plus en plus les gens, alors l’image des chasseurs sanguinaires ne doit plus continuer en 2010.

    Prenez l’exemple des phques gris, ils sont apparemment trop nombreux, le gouvernement a proposer de les régulariser par stérilisation, un programme qui va créer de l’emploi et qui n’entacheras pas l’image du Canada, Espérons que c,est le choix que le MPO va prendre et non l’abattages sanglants.

    Sachez que la chasse est un loisir cruel au même titre que le piègeage . N’est-il pas choquant de savoir qu’un enfant de 10 a 12 ans n’as pas le droit d’achter des cigarettes, de pendre de l’alcool, ou d’acheter un billet de loterie, mais qu’il a le droit de avoir une arme et de tuer ! C’est un préjudice a leur innocence et après on se plaint que nos enfants sont violents!

    De plus, les armes a feu remplissent les foyers, n’est-il pas malsain d’avoir cela en sa possession? imaginer si la chasse devenais du passer, les armes a feu disparaitrais de nos foyers et cela serais tant mieux!

    Lien intressant: http://www.ass-ahimsa.net/chasse.html

    • Antoine

    En Ardèche
    La chasse peut être utile c’est vrai, mais elle a tout intérêt a être sérieusement encadré. Un vieux chasseur de mon village me racontait que quand il était jeune, on ne chassait pas plus que ce que l’on pouvait consommer.
    Ici, il y a beaucoup trop de sanglier, pardon de « cochonglier ». En effet, dans les années 80-90 la population de sanglier avait considérablement diminué. Pour que nos chasseurs puissent occuper leur week-end, ils ont introduit une espèce cochon sauvage qui se multiplient beaucoup plus que les sangliers car plus sédentaires et alimentés par des clubs de chasse. Le fait qu’il n’y plus non plus d’éleveurs parcourant et défrichant les bois, ils n’ont plus besoin de beaucoup se déplacer.
    En plus en se croisant avec les sanglier locaux et en envahissant leur territoire, ces derniers continuent de disparaitre. Les agriculteurs et toutes les personnes ayant un potager souhaitent la réduction des sanglier et encouragent les chasseurs, mais bien peu connaissent l’origine de cette prolifération.
    Je pense que cet article a le mérite de vouloir dépassionner la question, mais il n’a malheureusement qu’un vision parcellaire et binaire de cette pratique.

    • Dagorn

    Les prédateurs régulent, l’Homme détruit.
    La nature ne se porte jamais aussi bien que lorsque l’Homme n’est pas présent.
    La chasse a un impact néfaste sur l’environnement : faune (et pas que) dérangée et stress, plomb des cartouches, espèces protégées tuées par « accident », fausse régulation etc…
    Si certaines espèces prolifèrent c’est parce que l’Homme a déréglé l’équilibre naturel. Notamment en suppriment les grands prédateurs.

Brigitte Gothière, directrice de L214, explique pourquoi recourir à un Référendum d’Initiative Partagée pour défendre les animaux et interdire les élevages intensifs en France en 2040

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