Quand le plus sale veut racheter le plus propre

Le plus gros pollueur du Canada veut mettre la main sur le leader national des énergies propres. TransAlta, dont l’essentiel des activités repose sur le charbon, vient de lancer une opération d’achat de 1,5 milliard de dollars sur Canadian Hydro Developers, spécialisé dans les énergies éolienne, hydroélectrique et de la biomasse, rapporte le quotidien Toronto Star. L’acquisition permettrait à TransAlta de faire passer la part d’énergies renouvelables de 15 à 22% de sa production. Selon les analystes, l’opération aurait surtout pour but de « verdir » les actifs du plus gros émetteur de gaz à effet de serre du Canada, limitant ainsi ses pénalités liées aux émissions de CO2. « C’est une grosse indication publique de ce qui est à venir », remarque MacMurray Whale, expert en énergie alternative, redoutant d’autres acquisitions de ce type dans le secteur.

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