Argentine

Avec ses 2 766 890 kilomètres carrés, l’Argentine est le deuxième pays d’Amérique latine en superficie, après le Brésil ; elle s’étire sur 3 700 km du nord au sud, d’où une grande diversité de climats et de reliefs. Au nord, une vaste région de bois et forêt tropicale ; au centre, la pampa, une région agricole ; au sud, la Patagonie. A l’ouest, la Cordillère des Andes héberge le plus haut sommet du continent, l’Aconcagua (6 959 m).

Enjeux

OGM : la monoculture du soja accapare 19 millions d’hectares (en 2007), soit 55 % des terres cultivables. Elle se fait au détriment des cultures vivrières (manioc, haricots, maïs…) et de la santé de milliers de ruraux à cause de l’l’usage excessif d’herbicides (glysophate) et de fertilisants. Elle entraîne également l’expulsion de familles (150 000 familles en 2004).

Déforestation : le rythme de disparition des forêts est élevé. Entre 1990 et 2005, 6,4 % (2 241 000 ha) du couvert forestier a été perdu, surtout dans le nord (Chaco). 75 % des forêts primaires ont disparu.

Mines : L’industrie se concentre dans les zones frontalières avec le Chili : sur deux ans, le nombre de concessions a augmenté de 400 %. La mine à ciel ouvert d’Alumbrera (cuivre et or) a été condamnée pour avoir contaminé les eaux aux métaux lourds.

Eaux et barrages : le barrage de Yacireta, situé à la frontière avec le Paraguay, a détruit les écosystèmes et provoqué l’expulsion de milliers de personnes. D’autres projets de barrage menacent le nord du pays.

Appropriation : au nom de la préservation de la nature quelques Occidentaux (dont les propriétaires des empires du vêtement North Face et Patagonia) ont acheté en Patagonie des millions d’hectares de terres, y compris des lacs, des rivières et des sommets. Certains critiquent cette mainmise étrangère.

Déchets urbains : en 2005, une loi a été votée qui fixe un objectif de ‘zéro déchet’ d’ici 2020 à la capitale, Buenos Aires.

Acteurs

Le mouvement associatif est important en Argentine, tout particulièrement depuis la crise sociale qu’a connue le pays en 2002. Il existe ainsi de nombreuses organisation paysanne locales, comme le MOCASE (Mouvement Paysan de Santiago del Estero) lutte contre la spoliation des terres ; Le MOCAFOR (Mouvement Paysan de Formosa) regroupe des petits agriculteurs et les ouvriers agricoles sans emploi, paysans et indigènes, qui revendiquent le mode de vie paysan.

Dans les foires à semences localisées dans le Chaco, Misiones et la province de Buenos Aires, les producteurs peuvent échanger librement des semences provenant de différentes régions. L’objectif de ces foires est l’amélioration génétique des semences au sein des mêmes espèces végétales et la conservation de la biodiversité

Roberto Rio, ingénieur agronome et écologiste convaincu, a fondé une association de défense des victimes du barrage de Yacyreta. Il poursuit son combat en s’engageant en politique dans le parti ARI (Alternativa para una República de Iguales).

Les cartoneros, qui récupèrent près de 13 % des déchets générés dans la capitale, opèrent en tant que coopérative ; la cooperative «Bajo » a ouvert le premier centre de recycleurs en mai 2008.

Pour faire passer la première loi nationale de protection de la forêt, en 2007, les militants, notamment autour de Greenpeace, se sont mobilisés par sms pour recueillir 1,5 million de signatures.

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Un commentaire

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    • isabelle susini

    citation de patagonia
    Bonjour,

    Votre article mentionne le rachat de terres en Patagonie par le propriétaire de Patagonia et évoque le fait que cela puisse être considéré comme une main-mise sur le foncier. L’information que vous donnez manque de précisions et crée un doute. Voici quelques précisions utiles:
    – Yvon Chouinard, propriétaire de Patagonia, ne doit pas être confondu avec Doug Tompkins, ancien propriétaire d’Esprit, et de the North Face qui a racheté, avec sa femme, des terres en Patagonie chilienne. Le couple Tompkins a également créé une fondation nommée Conservacion Patagonica qui a pour objectif le rachat de terres en Patagonie chilienne et argentine afin de les redonner ensuite aux gouvernements de ces pays, à la condition qu’ils créent un parc national. Parmi les terres déjà acquises, une partie a déjà été redonnée au gouvernement argentin et a ainsi permis la création du premier parc côtier. D’autres projets sont en cours, notamment la création du Parc National de Patagonie, un parc de stature mondiale d’une superficie similaire à celle du Yosemite en Californie. La société Patagonia soutient financièrement cette fondation via le reversement de subvention (faisant partie du versement d’1% du chiffre d’affaires annuel) et par l’envoi de salariés de Patagonia sur le terrain. Plus d’infos sur http://www.patagonia.com/web/eu/patagonia.go?assetid=10866

    A votre disposition pour en discuter,
    Isabelle
    Responsable Environnement Patagonia Europe

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