Comment le Rockefeller Brothers Fund a mis fin à ses investissements dans les énergies fossiles

La famille Rockefeller a bâti une partie de sa fortune sur le pétrole au début du 20e siècle. La fondation Rockefeller Brothers Fund créée dans les années 1940 a décidé en 2014 de retirer tous ses fonds investis dans les énergies fossiles. Pour elle, il s’agit d’être cohérent avec son engagement dans la lutte contre le changement climatique.  En effet, la fondation finance et supporte depuis des années des campagnes contre l’extraction des sables bitumineux en Alberta ou pour la fermeture de centrales au charbon. Elle investit désormais dans les énergies propres. Le retrait des investissements dans les énergies fossiles fait partie d’un mouvement plus vaste qui regroupe déjà plus de 78 fondations dans le monde, rappelle le Guardian.

Un commentaire

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    • Oskar Lafontaine

    Ne nous illusionnons pas sur ce qui est présenté ici comme sacrifice exemplaire et louable, réalisé dans un but écologique, anti-carbone généreux et désintéressé, car Rockefeller ne fait jamais là que tirer les conséquences managériales évidentes de la constatation de bon sens, qu’il fait jour à midi.
    Si cette fondation agit maintenant financièrement de la sorte c’est d’abord pour un motif bassement pécuniaire ordinaire de bon gestionnaire, puisque produire de l’énergie en recourant aux renouvelables, soleil et vent pour l’essentiel, est devenu aujourd’hui moins onéreux, et le devient chaque année davantage, les technologies ayant fortement progressé, que de le faire en continuant à recourir aux combustibles carbonés traditionnels, charbon, gaz et pétrole, sans même citer l’effroyable, apocalyptique et ruineux nucléaire sur le déclin en tout état de cause, et donc rayé, depuis des lustres déjà aux Etats-Unis, de la liste des investissements rentables et sérieux.
    Les économistes enseignent, et c’est assez récent, pour l’avoir constaté et assimilé, que le « coût de production marginal » des renouvelable est bien plus faible que celui de leurs concurrents du passé, nucléaire compris, puisque leur « combustible » soleil ou vent, est gratuit, quant charbon, pétrole et uranium ont un coût, de plus orienté à la hausse, au moins par leur raréfaction inéluctable, comme par les difficultés techniques croissantes d’extraction.
    De plus des taxes sur l’emploi de ce qui rejette du CO² pour produire de l’énergie, même aux Etats-Unis, commencent à apparaître comme inéluctables dans les années qui viennent pour d’évidentes raisons de lutte contre le changement climatique, et taxes que des accords internationaux de bon sens, finiront par imposer dans le commerce globalisé.
    Pour résumer, il y a davantage de bénéfices à tirer d’un investissement dans des éoliennes ou des panneaux solaires, que dans l’exploitation d’un gisement de charbon, et Rockefeller en tire simplement les conséquences.

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