Plus de cinq tonnes de civelles saisies par les polices européennes

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Des civelles avant qu’elles soient lâchées dans l’eau près de Lelystad, aux Pays-Bas, le 21 mars 2019
© ANP/AFP/Archives Niels Wenstedt

Les polices européennes ont saisi plus de cinq tonnes de civelles, espèce menacée vendue à prix d’or sur le marché asiatique, au cours d’une vaste opération menée pendant plusieurs mois à travers l’Europe, a annoncé mercredi Europol.

Cette opération, qui s’est déroulée entre octobre 2018 et avril 2019, visait à lutter contre le trafic d’espèces menacées d’extinction dans l’Union européenne. Elle a permis la saisie de 5.789 kg de civelles, des alevins d’anguille, d’une valeur estimée à 2.000 euros par kilo.

Les petits poissons étaient placés dans des sacs en plastique et des valises, camouflés par d’autres marchandises, avant d’être envoyés en Asie par avion, a indiqué Europol, l’agence européenne de coopération entre les polices criminelles, dans un communiqué.

Toutes les civelles saisies ont été réintroduites dans leur habitat naturel, étape « cruciale » pour la survie de l’espèce, a précisé Europol.

Les polices ont mené plus de 400 actions dans dix pays d’Europe, dont la France, la Bulgarie, la Suisse et l’Espagne, menant à l’arrestation de 154 trafiquants présumés.

Les autorités espagnoles ont notamment pu identifier quatre organisations criminelles impliquées dans un trafic de civelles. Cette activité illégale leur aurait permis d’engranger plus de 6 millions d’euros par an.

Les civelles, protégées depuis 2009, font l’objet d’un trafic qui serait évalué à plusieurs milliards d’euros entre l’Europe et les marchés asiatiques, particulièrement friands de ce mets.

La civelle continue d’être pêchée par centaines de tonnes, principalement en France, dénonçait en 2018 l’association de protection Sustainable Eel Group.

Autrefois abondantes dans les rivières européennes, ces alevins d’anguilles sont aujourd’hui menacés d’extinction.

Leur pêche est très strictement règlementée, avec un système de licences et quotas, destinés pour partie à la consommation et pour partie au repeuplement des rivières.

© AFP

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