Comment les castors stockent le carbone

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En travaillant avec leurs queues, les castors stockent le carbone

Vincent Adam, ingénieur des Eaux et Forêts, se penche, le 07 novembre 2004 dans les bois de Sainte-Marie-sur-Semois, sur un barrage construit par un couple de castors sur un ruisseau qui mine le soubassement de la voie de chemin de fer voisine.

En construisant des barrages, les castors empêchent une partie du carbone de se retrouver dans l’atmosphère. Une étude conduite sur 27 bassins de drainage dans le parc national des Montagnes rocheuses aux Etats-Unis a estimé que les castors participaient au stockage de 8 % du carbone présents sur ce site, rapporte le New Scientist le 17 juillet. Ellen Wohl, qui a conduit cette étude la résume ainsi : « les castors offrent un mécanisme de stockage du carbone ». En effet, selon elle, en inondant grâce à leurs barrages des prairies, ils empêchent le carbone d’être relâché dans l’air. Car si les barrages viennent à céder, l’eau se retire et laisse s’assécher puis se décomposer les sédiments ; les matières organiques végétales finissent alors par relâcher dans l’air du carbone. « Les castors peuvent transformer extrêmement rapidement les écosystèmes et la liste des effets en cascade et des impacts de leurs actions est longue », juge Joseph Wheaton de l’université de l’Utah. La population de castors, qui atteignait entre 60 à 400 millions en Amérique du Nord dans les années 1940, n’est que évaluée qu’à entre 6 et 12 millions aujourd’hui.

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