Côte d’Ivoire, la forêt partagée entre protection et cacao

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Côte d’Ivoire, la forêt partagée entre protection et cacao

Des réfugiés en Côte d’ivoire © ISSOUF SANOGO / AFP

En Côte d’Ivoire, 4,2 millions d’hectares de forêts sont protégées, pourtant la moitié d’entre eux sont occupées illégalement par des fermiers. C’est ce que le service des forêts affirme alors que le pays veut mettre en place des mesures de protection de ses forêts et réduire sa dépendance économique aux exportations de cacao. Celles-ci représente 40 % des exportations du pays et 10 % de son PIB. Mais, ces dernières décennies, les trois quarts de la forêt tropical du pays ont disparu en raison de l’essor des cultures de cacao, selon l’Union européenne, rapporte l’agence Reuters le 1er juillet. Cette dernière voudrait entamer des négociations pour établir un accord commercial sur le commerce du bois. Mais protéger les forêts va passer par des mesures d’expulsion des cultivateurs de cacao, qui risquent de s’accompagner de violation des droits de l’Homme. Près de 800 000 personnes vivent du cacao en Côte d’Ivoire, mais aucune donnée n’existe pour déterminer combien vivent dans des zones forestières protégées. Dans la forêt de Niegre, la première où des opérations d’expulsion vont être menées, les services de l’Etat ont compté, le mois dernier 25 000 personnes à déloger et certains dénoncent déjà des violences. Le porte-parole du gouvernement, Bruno Kone, réfute ces accusations et justifie la campagne d’éviction des habitants de la forêt : « en Amérique, vous ne pouvez pas imaginer des gens occuper illégalement Central Park juste parce qu’elles n’ont nulle part où vivre ».

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