Des Equatoriens semi-nomades rendus sédentaires par une route

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EQUATEUR, Parc national de Yasuni: Un homme indigène navigue le long du fleuve Napo, qui traverse le parc national de Yasuni, dans la région équatorienne de l’Amazonie, à 300 km à l’est de Quito, le 16 mail 2007. L’exploitation de bois disproportionnée dans le parc, en particulier des cèdres et des arbres de mahogany, menace la survie des quelques groupes restants de peuples indiègnes vivant totalement isolés en Equateur. La réserve de biosphère de Yasuni, d’une superficie de 950 000 hectares, a aussi le Ishpingo-Tiputini-Tambococha (ITT): les plus grands champs pétroliers inexploités du pays, contenant 1 milliard d’équivalent en barils de pétrole. Copyright AFP Photo / Rodrigo BUENDIA

Des communautés équatoriennes semi-nomade ont adopté un mode de vie sédentaire à proximité d’une route construite pour traverser une forêt protégée, rapporte le site d’informations scientifiques ScienceDaily, le 14 septembre 2009. Trois tribus locales waoranis vivent aujourd’hui le long de cette route, construite par une compagnie pétrolière en 1992 et traversant l’aire protégée de Yasuni sur 150 km. « Des communautés vivant dans le parc et près de ses limites adoptent un style de vie basé sur la chasse commerciale, première étape vers une potentielle surexploitation de la nature », explique Esteban Suarez, auteur de l’étude. Celle-ci enregistre un doublement, entre 2005 et 2007, de la quantité de viande en provenance de la forêt et vendue chaque jour sur un marché à 5 km du parc. La route, pouvant être utilisée gratuitement par les peuples locaux, offre en effet un plus large accès à la forêt, ainsi qu’aux marchés situés en ville. Elle « connecte les communautés plus facilement avec le monde économique », affirme Avecita Chicchon, une scientifique de l’équipe, ajoutant que « c’est la route de la non-durabilité ».

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