La fertilisation des océans par le fer montre ses limites

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Nuages de phytoplancton au sud-ouest de la Suède, dans la mer du Nord/ © NASA/ AFP Photo

L’espoir de réduire le réchauffement climatique en captant le carbone dans les océans tombe à l’eau : les premiers résultats de l’étude germano-indienne LOHAFEX sur la fertilisation des océans sont décevants. Aucune influence bénéfique sur l’absorption de CO2 atmosphérique n’a été observée, rapportent les bulletins de l’ambassade allemande en France. En déversant en février 6 tonnes de sulfate de fer au fond de l’Antarctique, l’expédition (menée par l’Institut allemand Alfred Wegener et l’Institut indien d’océanographie) espérait stimuler la croissance de microalgues: les diatomées. Leur prolifération aurait permis l’absorption de davantage de C02 par la photosynthèse – la carapace des microorganismes est formée de calcaire qui contient du carbone. Ce dernier s’accumule au fond des océans après la mort des diatomées. Or, non seulement celles-ci ont été dévorées par les petits crustacés formant le zooplancton. Mais en plus, d’autres crustacés, « friands de zooplanctons, ont convergé vers le site de l’expérience », commente le professeur allemand Smetacek. Cela a empêché l’accumulation du CO2 sous forme de calcaire sur le fond océanique et donc a contrecarré le plan des scientifiques.

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