#Néoplanète : Quelle époque éthique ! Les arbres, ça nous branche !


© Néoplanète
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Dans nos sociétés qui se coupent de la nature, les arbres, ça nous branche de plus en plus. Car si cela nous semble insolite aujourd’hui, nos druides savaient depuis longtemps que les arbres font du bien aux hommes…

Ils ne se contentent pas de transformer le dioxyde de carbone en oxygène, ils nous apaisent aussi, nous rassurent par leur stabilité, nous fascinent par leur majesté.

Ces vieux sages qui passaient des heures dans les chênes nous conseillaient des « bains de forêt ». Cette sagesse ancestrale est remise au goût du jour, notamment au Japon, où le gouvernement incite les citadins à pratiquer le shinrin-yoku : une simple promenade en forêt de deux heures, deux jours de suite, pour respirer l’air, écouter les oiseaux, marcher tranquillement, et oublier le stress trépidant de la ville. Cette activité devenue très branchée serait un remède plus efficace que les antidépresseurs pour lutter contre la déprime, et pourrait même soigner certaines infections. Des scientifiques japonais travaillent d’ailleurs sur la piste de remèdes contre le cancer.

En attendant le résultat de ces travaux prometteurs, on peut déjà profiter facilement des bienfaits des arbres, tout seul ou sous forme de stages en forêt. En France, on nous propose de redécouvrir le silence, d’apprendre à respirer et de développer nos sens. Comme un indien, on écoute l’arbre, l’oreille posée contre son tronc et on entend des bourdonnements, des craquements, et autres bruits de petits animaux. On touche le rugueux d’une écorce et la douceur d’une feuille, on respire de bonnes odeurs,… Bref, ça fait du bien, ça détend, et on se replonge dans les joies de l’enfance.

Ces arbres sont si bons avec nous qu’on a presque envie de les embrasser ! Cela s’appelle la sylvothérapie ou ‘tree hugging‘ (littéralement « embrasser les arbres »). Ne riez pas, des tests scientifiques ont montré qu’un contact physique avec un arbre nous transmet une formidable énergie. Les enfants notamment y seraient particulièrement sensibles, et les faire jouer dans une forêt calmerait les petits ayant des problèmes d’attention et d’hyperactivité.

Les Australiens, eux, sont carrément perchés ! La municipalité de Melbourne a mis en place une drôle d’opération : un programme de plantation de 30 000 arbres mais surtout la création d’une adresse électronique pour chacun des 70 000 arbres de la ville afin que les habitants puissent échanger avec eux. Le but ? Leur réapprendre à comprendre la nature. Cela donne lieu à quelques dialogues savoureux que rapporte The Herald Sun. Un Australien écrit à un pin : « Je suis bloqué à l’intérieur et si jaloux de toi qui prends un bain de soleil ! ». Réponse du pin : « Désolé que tu sois bloqué à l’intérieur, j’adore étirer mes feuilles, et je me suis bien hydraté ce week-end en prévision de l’été ». Vous voyez, vous pouvez écrire à un châtaigner sans peur du ridicule. Salut les vieilles branches !

Pendant 13 ans, Yolaine a signé la chronique « Quelle Époque Épique » tous les jours sur France Info. Aujourd’hui, elle s’adapte à l’ère du temps et revient avec « Quelle Époque Éthique », tous les mercredis sur Néoplanète !

Source : Néoplanète (version écrite de la chronique à entendre tous les jours (sauf le mercredi) sur Radio Néoplanète à 9h45 et 19h45)

 

Un commentaire

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    • Moâ

    Me voici rassurée, quand je dis à mon marronnier qu’il est beau et que parfois, je le prends dans mes bras (enfin, la moitié du tronc), je ne suis finalement pas si dingue que ça. J’ai besoin de lui, de sa stabilité, de ses changements d’allure selon les saisons. Oui, un arbre nous rattache à la fois à la terre (il nous permets de garder les pieds sur terre), au ciel (au mystère de la création, de la vie sur terre) et à notre interdépendance les uns avec les autres. C’est un grand sage. Et puis franchement, passer quelques heures à essayer de faire une cabane dans les arbres, qui va sûrement s’écrouler à la fin, est un pur plaisir, régressif, certes, mais beaucoup plus efficace qu’un antidépresseur !

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