Vivant, l’exposition ouverte à tous, qui met l’art contemporain au service de la préservation de la nature

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Le cerf de Richard Orlinsk qui accueille les visiteurs de l'exposition Vivant à la Fondation GoodPlanet à Paris © Julien Leprovost/Fondation GoodPlanet

Dès l’entrée du parc, l’imposante statue de cerf rouge de Richard Orlinski donne le ton. L‘endroit mêle biodiversité, nature et art contemporain et sera propice à un voyage, une exploration et une introspection. Vivant, tel est le nom de la nouvelle exposition de la Fondation GoodPlanet pour 2022 (ouverture à partir du samedi 9 avril 11h). Dans ce lieu au calme du Bois de Boulogne, l’art, qui sert à émerveiller et à sensibiliser au respect de la nature, se veut accessible aux petits comme aux grands, aux curieux comme aux initiés.

La beauté du vivant transcendée par les artistes

L’exposition Vivant propose donc aux visiteurs (entrée libre et gratuite du mercredi au dimanche) de découvrir les œuvres de 13 artistes contemporains engagés. Leur dénominateur commun : mettre en scène le vivant sous toutes ses formes, du végétal à l’animal.

La visite se déroule comme un périple qui démarre par des prises de vues d’oiseaux en vol de Yann Arthus-Bertrand (fondateur et président de la Fondation GoodPlanet). Ces oiseaux sont « une métaphore » qui doit aider « à s’élever et à prendre de la distance », selon les mots de la commissaire de l’exposition AnneSophie Bérard. Elle explique que le parcours possédera un ressenti, « le doux-amer ». En effet, Vivant reflète la dualité de la nature et des relations que nous entretenons avec elle : nous admirons la beauté du vivant, mais nous méconnaissons ses vulnérabilités et sa fragilité, et ignorons sa dégradation.

Albane Godard, directrice de la Fondation GoodPlanet l’affirme : « notre relation au vivant s’avère ambivalente voire ambigüe. Il nous fascine, mais nous le détruisons. L’exposition et la saison 2022 ont pour ambitions d’amener un regard sur le vivant, de montrer les rapports ambivalents de l’humain avec la biodiversité et les enjeux ».

Un visiteur devant l’installation In the Woods de Camille Scherrer © Romane Pijulet/Fondation GoodPlanet

D’un côté, les œuvres, comme ce hibou géant de l’artiste Bertrand Gadenne qui nous observe et nous domine, ou encore les œuvres à base de pissenlits du plasticien du végétal, Duy Anh Nhan Duc, montrent que la nature est belle. Tandis que d’autres, plus oniriques, font appel à l’imagination. Par exemple, les tableaux de Fabien Mérelle où il se figure en pyjama avec des oiseaux ou encore les ombres chinoises de Camille Scherrer.

Le coup de cœur <3 de la rédac’ : L’installation ludique et poétique In the Wood de l’artiste Camille Scherrer propose l’espace d’un instant de se muer en animal grâce à un astucieux dispositif d’ombres chinoises. Elle amusera enfants comme adultes.

Un appel à préserver la biodiversité

Cette exposition n’omet pas de dire et de rappeler que la biodiversité est plus que jamais en péril du fait des activités humaines. La science ne cesse de le répéter. La visite dans les salles s’accompagne de contenus pédagogiques à lire afin d’en savoir plus sur la 6e extinction de masse du vivant.

Duy Anh Nhan Duc résume ainsi la portée de ce qui est montré : « « les créations que j’imagine mettent en lumière des végétaux que nous connaissons tous, mais que parfois nous ne regardons plus. » Beaucoup d’entre nous vivent en ville, dans un milieu artificiel et oublient parfois de prêter attention à des infimes variations. Or, nul doute le plus beau spectacle au monde reste l’éternel renouvellement offert par le vivant, qui inspire les artistes depuis la préhistoire aux impressionnistes à l’art moderne.

À la sensibilité s’ajoute une réflexion à la fois individuelle et collective. Yann Arthus-Bertrand déclare : « la Fondation GoodPlanet propose cette exposition parce que nous avons vraiment besoin de renouer le lien avec le vivant. Il faut redire que nous avons besoin pour vivre de toute cette biodiversité. » Donner envie d’agir et d’amener le changement, voilà le sentiment que les organisateurs de l’exposition veulent susciter. Elle s’inscrit pleinement dans les missions de la Fondation GoodPlanet à travers la programmation proposée tout au long de l’année, son école de cuisine et ses ateliers.

 

Courtesy de Fabien Mérelle et Keteleer
Gallery, Courtesy de Pierre Pradié et
Galerie Wilde.

En plus des œuvres artistiques de Vivant, la Fondation GoodPlanet accueillera dans son parc 3 Pôles, une série de photographies de Vincent Munier. Le site vous réservera des surprises à découvrir en le parcourant et en explorant son sentier. Ne manquez pas non plus Passeurs de son et sa fantastique collection d’instruments de musique venus des 4 coins du monde. Ou encore l’escape game Mission Énergie (sur réservation).

Tous les week-ends sont proposés des animations, des projections de films, des conférences, des débats, ainsi que des ateliers pour les enfants et les adultes.

Infos  utiles :

  • Entrée libre et gratuite* du mercredi au vendredi de 12h à 18 et samedi et dimanche de 11h à 19h. Infos pratiques.
  • Localisation de la Fondation GoodPlanet : 1 carrefour de Longchamp 75016 Paris
  • Exposition Vivant du 9 avril au 18 décembre 2022
  • Durée de la visite une demi-heure à 1 heure pour l’expo / 3 heures (hors activités) pour l’ensemble du domaine.
  • Restauration sur place possible uniquement le week-end.
  • Site et exposition accessibles aux personnes à mobilité réduite. À noter toutefois que pour le moment il n’y a pas de dispositifs spécifiques d’accessibilité aux œuvres pour les personnes en situation de handicap.
La Fondation GoodPlanet © Fondation GoodPlanet

* Les horaires, le plan d’accès, ainsi que la programmation sont à retrouver sur le site de la Fondation GoodPlanet

Julien Leprovost

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