Record mondial de longueur pour un éclair de 768 km aux États-Unis (ONU)

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Des éclairs au-dessus de Las Vegas, aux Etats-Unis, le 13 septembre 2011 © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives Ethan Miller

Genève (AFP) – Un éclair qui a parcouru la distance de 768 km aux États-Unis le 29 avril 2020 détient désormais le record de la plus grande longueur jamais enregistrée pour un tel phénomène, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cette agence de l’ONU a également validé un autre record, celui de l’éclair qui a duré le plus longtemps : le 18 juin 2020, au cours d’un orage au-dessus de l’Uruguay et du nord de l’Argentine, un éclair s’est déployé pendant 17,102 secondes.

Attribué à un éclair observé dans le nord de l’Argentine le 4 mars 2019, le précédent record de durée s’élevait à 16,73 secondes, selon l’OMM, dont les experts s’appuient sur des technologies satellitaires pour leurs mesures.

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L’éclair qui a battu le record de longueur en 2020 a couvert une distance horizontale de 768 km dans le ciel du sud des États-Unis (Texas, Louisiane et Mississippi). Cela équivaut environ à la distance entre les villes de Londres et Hambourg.

Ce record était jusqu’à présent détenu par un méga éclair de 709 km qui avait zébré le ciel du sud du Brésil le 31 octobre 2018.

Les deux nouveaux records ont été enregistrés dans des zones coutumières de ces phénomènes d’Amérique du Nord et du Sud, à savoir respectivement les Grandes Plaines et le bassin de La Plata.

« La foudre est un risque majeur et de nombreuses victimes sont à déplorer chaque année. Ces nouveaux records mettent en évidence les graves préoccupations de sécurité publique que suscitent les nuages électrisés qui produisent des éclairs pouvant parcourir des distances considérables », a commenté le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

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« Valeurs encore plus extrêmes »

 

Les données sur les nouveaux records validés par l’OMM, qui tient le registre officiel des extrêmes à l’échelle du globe, des hémisphères et des régions, sont parues dans le Bulletin of the American Meteorological Society.

« Des valeurs encore plus extrêmes existent probablement et nous pourrons sans doute les observer lorsque les techniques de détection des éclairs seront encore plus pointues », souligne toutefois Randall Cerveny, le rapporteur de l’OMM pour les extrêmes météorologiques et climatiques.

Selon Ron Holle, un spécialiste reconnu de la foudre et membre du Comité de l’OMM sur les extrêmes météorologiques et climatiques, les deux éclairs ayant battu des records « n’étaient pas des phénomènes isolés, mais se sont produits au cours d’orages ». Et d’avertir : « Dès que l’on entend le tonnerre, il faut se mettre à l’abri de la foudre ».

Selon l’OMM, les seuls endroits sûrs sont les bâtiments en dur de dimension suffisante dotés d’une installation électrique et d’une tuyauterie et pas une plage ou un arrêt de bus. On est aussi bien protégé à l’intérieur d’un véhicule entièrement fermé au toit métallique, mais pas sur une moto.

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Il existe d’autres types de records liés à des éclairs.

L’éclair le plus meurtrier par « impact direct » remonte à 1975, au Zimbabwe, lorsque 21 personnes avaient été tuées par un seul coup de foudre alors qu’elles s’étaient abritées dans une hutte.

Le record de mortalité par « impact indirect » date quant à lui de 1994 : 469 personnes avaient péri à Dronka, en Egypte, lorsque la foudre avait frappé un dépôt de carburant qui avait pris feu et s’était déversé dans la ville.

© AFP

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