Crues dans le Sud-Ouest : alerte rouge levée dans les Landes et Pyrénées-Atlantiques

Oloron région crues alerte
Le gave d'Oloron gonflé par les pluies, le 10 janvier 2022 dans les Pyrénées-Atlantiques © AFP GAIZKA IROZ

Bordeaux (AFP) – La vigilance rouge pour « crues » a été levée lundi soir dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques dans le Sud-Ouest où au total 9 départements restaient sous surveillance, en vigilance orange, après d’importantes précipitations depuis ce week-end sur le massif pyrénéen qui ont fait gonfler les cours d’eau, sans provoquer de dégâts majeurs, a annoncé Météo France.

Neuf départements restaient en vigilance orange pour « crues » (Landes, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Gers), pour « Crues et avalanches »(Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Ariège, Haute-Garonne), ou pour « avalanches » (Pyrénées-Orientales, ainsi que la principauté d’Andorre).

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Les précipitations vont se poursuivre encore cette nuit sur les Pyrénées, « mais en s’atténuant, avec un décalage progressif de la perturbation vers l’ouest de la chaîne au cours de la nuit », a indiqué Météo France dans son dernier bulletin.

Si la fin de l’épisode pluvieux est attendu pour la fin de la nuit, le « suivi concernant les écoulements » justifie le maintien de la vigilance orange dans ces départements où « de nombreux cours d’eau gonflent et débordent », souligne le prévisionniste.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, les transports scolaires ont été suspendus dans les vallées d’Aspe et d’Ossau, et la circulation des trains interrompue pour la journée de lundi entre Pau, Oloron-Sainte-Marie et Bedous, puis entre Bayonne et Puyoo, selon la préfecture.

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Dans la commune béarnaise d’Oloron-Sainte-Marie, la hauteur maximale du Gave d’Oloron, qui avait été classée en rouge par Vigicrues dimanche, devrait atteindre dans les prochaines heures, entre 4,75 m et 5,10 m, soit un niveau de crue inférieur à celui de décembre, a indiqué la préfecture.

« Pas de dégâts flagrants »

« Pour l’instant il n’y a pas eu de dégâts flagrants, il y en a eu moins » que lors du précédent épisode en décembre, a déclaré à l’AFP Bernard Uthurry, le maire de la commune de 10.800 habitants.

Des dizaines de pompiers et gendarmes restaient toutefois mobilisés « de manière préventive », selon la préfecture.

A Laruns, au coeur de la vallée de l’Ossau, où il est tombé 116 mm d’eau depuis la nuit de samedi à dimanche, selon Météo France, « la situation est maîtrisée », a assuré à l’AFP Robert Casadebaig, maire de cette commune de 1.200 habitants.

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Les autorités ont toutefois appelé à « avoir une vigilance très particulière dans ces vallées, car la pluie qui est stationnaire, peut entraîner des coulées de boue » et des crues torrentielles, a averti sur France Bleu Béarn le directeur de cabinet du préfet, Théophile de Lassus.

En plaine, dans les Landes, la situation était « calme » lundi sans interventions liées aux intempéries, a indiqué la préfecture à l’AFP. Dans le secteur de Peyrehorade, le Gave d’Oloron est sorti de son lit avec un fort débit, sans provoquer de dégâts, a constaté l’AFP. Selon la préfecture, « la crue pourrait être inférieure à celle de décembre 2021 », qui avait entrainé l’évacuation de dizaines de personnes.

Plus à l’est, si la principauté pyrénéenne d’Andorre est de nouveau accessible depuis les Pyrénées-Orientales, elle ne l’est toujours pas depuis l’Ariège, où la RN20 est coupée en raison des intempéries et d’éboulements, alors que les fortes pluies devraient se poursuivre jusqu’à 00h00 selon la préfecture.

A Toulouse, où la Garonne est sortie de son lit, inondant les berges, une résidence universitaire située sur l’île du Ramier a dû être évacuée lundi en début de soirée.

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Dans les Hautes-Pyrénées, l’Adour est sortie de son lit et les promenades sur les berges à Tarbes étaient inondées. Des routes secondaires autour de quelques villages aux alentours de Lourdes étaient sous les eaux.

La pluie abondante tombée sur Toulouse a par ailleurs entraîné le report de la rencontre de football Toulouse-Nancy comptant pour la 20e journée de Ligue 2, a annoncé le club toulousain dans l’après-midi.

© AFP

2 commentaires

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    • Bousquet

    Bonjour, un membre de ma famille fait partie de « vigicrues ». La discussion qu’il nous arrive d’avoir porte sur les bassins de débordement de rivières en amont et fleuves en aval. Il faut bien se mettre dans la tête que des crues, il y en aura de plus en plus. Et ? Les anticiper protègerait des populations qui, souvent irresponsables veulent « leur vue sur mer » ou autres berges de rivières ou fleuves. Les asiatiques (pourtant habitués à des tsunami d’importances diverses, ne sont pas (ou guère) touchés par ces phénomènes. (pour exemple les cahuttes sur pilotis en bambou sont insensibles à ces flux et reflux. Là où une maison en béton ou en pierre risquera d’être emportée. Arrêtons de construire n’importe quoi et n’import’où ! Les permis de construire DOIVENT prendre ces paramètres.

    • Bousquet

    Nous ne sommes pas à jeun de spécialistes en tous genres de climatologie, On en est à « jouer sur l’inaction » de dirigeants ou autres acteurs du thème de prédilection actuel des sociétés occidentales, responsables – soi-disant -de ce marâsme. Là ? Où la simple ellipse de notre planète s’éloigne ou se rapproche de notre astre régulateur de toute vie sur terre.
    Conjuguée aux mouvements tectoniques naturels des ensembles continentaux – et provoquant des séismes de magnétudes insoupçonnées et dont les conséquences se mesurent en nombre de vies humaines fauchées, il semblerait bon de se mettre à notre « juste place ». Et? On pourra faire tous les films que l’on veut, la notion d’occupation des sols sera toujours soumise à la contrainte que subît les populations attachées à la proximité des eaux nécessaires à la vie.
    Il est des lieux où il ne tombe que quelques centimètres de pluie par an. D’autres où des trombes viennent bousculer des peuplades qui ne cherchent qu’à survivre près de lieux aquatiques.
    Une des solutions serait de « faire pleuvoir » aux zones sèches; et gèrer (ce que savaient très bien faire les romains en Afrique – dans la palmeraie de Gardahia) en canalisant par de petits canaux faits de brique qui acheminaient les rares eaux pluviales.
    Une autre (plus difficile à mettre en oeuvre) serait de lâcher des ballons-sonde géants qui, arrivés en proche atmosphère, seraient implosés. Provoquant ainsi une décharge que la foudre relaierait afin de provoquer ces pluies (par la différence de potentialité électro-magnétique.
    C’est là, je crois une piste à exploiter….

Tony Rinaudo, l’agronome « faiseur de forêts » qui a restauré plus de 5 millions d’hectares de végétation en Afrique grâce à la régénération naturelle assistée : « une des premières choses que nous avons demandée aux gens était de croire dans la valeur des arbres »

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