La surexploitation du sable et des graviers se montre incompatible avec les Objectifs de Développement durable de l’ONU

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Whitsunday Group - Whitehaven Beach - Queensland - Australia

L’extraction de 32 à 50 milliards de tonnes de sable et de graviers par an, notamment utilisés dans la construction, s’avère en contradiction avec les Objectifs de Développement Durable (ODD). D’après une étude menée par les chercheurs de l’université de McGill (Canada) et celle de Copenhague (Danemark), les répercussions environnementales et sociales de cette exploitation ont été très largement négligées. « L’impact de l’exploitation manière du sable et des graviers sur l’environnement entre en conflit avec plus de la moitié des 17 Objectifs de Développement Durable dont ceux liés à la dynamique naturelle des écosystèmes. En outre, la pollution, les problèmes de santé et la nature informelle de beaucoup d’activités minières créent des inégalités qui affectent les mineurs et leurs familles », explique Mette Bendixen, co-auteur de l’étude publiée dans One Earth.

La demande mondiale en sable et en gravier augmente alimenté par les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui en sont les plus gros consommateurs. La demande de la Chine, par exemple, a été multipliée par 5 ces 20 dernières années, contre une hausse de 60 % en moyenne dans le reste du monde, rapporte le site Science Daily. Cette augmentation de la demande et donc des prix du marché conduit à une exploitation et un commerce non durable. L’exploitation du sable des rivières et des plages a un impact important sur l’écologie, les infrastructures, les économies nationales et le quotidien de 3 milliards de personnes habitant près des cours d’eau. Des exploitations minières irrégulières ont été recensées dans 70 pays.

« Les ressources de sable, gérées de façon appropriée, peuvent créer des emplois, développer certaines compétences utiles dans d’autres secteurs économiques et donner une impulsion aux investissements et au secteur de l’innovation, tout en continuant de soutenir les infrastructures sur laquelle la société moderne est fondée, argumente Lars L. Iversen de l’Université de Copenhague et co-auteur de l’étude. Par conséquent, la solution est n’est pas de tout simplement interdire toutes les activités minières. Trouver l’équilibre entre les pour et les contre de l’extraction minière du sable et des graviers devient l’un des plus grands défis liés aux ressources de notre siècle ».

Pauline Izabelle

https://www.sciencedaily.com/releases/2021/08/210827133754.htm

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