Voiture électrique : Biden veut que les Etats-Unis accélèrent enfin

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Des voitures électriques à Washington, le 22 avril 2021 © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives Drew Angerer

Washington (AFP) – Augmenter les ventes de voitures électriques, muscler des réglementations environnementales allégées par Donald Trump: Joe Biden dévoile jeudi son plan pour verdir l’industrie automobile américaine, face à des concurrents chinois et européens agressifs.

Le président américain veut qu’en 2030, la moitié des voitures vendues aux États-Unis soient sans émissions, c’est-à-dire électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène, selon un document rendu public par la Maison Blanche.

Joe Biden doit signer un décret en ce sens jeudi.

Il entend « mettre l’Amérique en position de mener l’avenir de la voiture électrique, de dépasser la Chine » qui investit, produit et vend déjà à marche forcée, « et de faire face à la crise climatique. »

Les trois grands constructeurs américains, à savoir Ford, GM et Stellantis (qui a dans son giron la marque historique Chrysler) affirment dans un communiqué publié conjointement leur « ambition commune d’arriver en 2030 à 40 à 50% » de véhicules de ce type vendus chaque année aux États-Unis.

Dans un autre communiqué, les constructeurs BMW, Honda, Volkswagen, et Volvo, souvent considérés comme plus avancés en matière électrique que les grands noms de Detroit, berceau de l’industrie automobile américaine, « applaudissent » l’initiative.

Appui syndical

Le président américain, toujours soucieux de promettre « des emplois bien payés et syndiqués » à chacune de ses interventions publiques, a aussi rallié le puissant syndicat UAW.

« Les membres de l’UAW sont prêts à construire ces voitures, ces camions électriques et les batteries qui vont avec. Nos membres sont l’arme secrète de l’Amérique pour gagner cette course mondiale », écrit son président Ray Curry, lui aussi cité dans la communication de la Maison Blanche.

Si ce chiffre de 50% ne va pas bien au-delà de ce que beaucoup de constructeurs envisagent déjà, la marche est néanmoins haute pour les États-Unis.

Si le pays est le berceau de Tesla, incontestablement la grande vedette mondiale de la voiture électrique, les constructeurs comme les automobilistes américains ont tardé à se convertir, par rapport aux Chinois ou aux Européens.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, en 2020 les véhicules électriques ne représentaient aux États-Unis que 2% des ventes de voitures neuves – contre 10% en Europe.

Joe Biden, qui organise jeudi un événement sur les pelouses de la Maison Blanche pour détailler ces mesures, entend aussi muscler à nouveau la réglementation sur la consommation de carburant.

Le président Donald Trump avait très nettement revu en baisse les exigences de son prédécesseur Barack Obama en la matière.

La réglementation actuelle sur les émissions, qui date de mars 2020, demande aux fabricants d’améliorer de 1,5% par an la performance énergétique de leurs modèles, c’est-à-dire la distance parcourue avec une unité de carburant, entre les années 2021 et 2026 – contre 5% exigés par l’administration Obama.

L’administration Biden n’a elle pas dévoilé dans l’immédiat de nouvel objectif chiffré.

©AFP

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