La hausse des océans limitée avec un réchauffement climatique de 1,5°C


Depuis 1993, la fonte des glaces a contribué au moins de moitié à la hausse du niveau des mers © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives MARIO TAMA

Paris (AFP) – Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C permettrait de réduire de moitié la hausse du niveau des océans liée à la fonte des glaces au cours du siècle, selon une étude parue mercredi dans Nature.

Depuis 1993, la fonte des glaces a contribué au moins de moitié à la hausse du niveau des mers et les scientifiques ont déjà averti que de vastes zones glacées en Antarctique fondent plus vite que prévu par les pires scénarios.

Une cinquantaine de scientifiques ont combiné des simulations de la fonte des couvertures glaciaires de l’Antarctique et du Groenland – qui contiennent à eux seuls assez d’eau pour élever le niveau des océans de 65 mètres – ainsi que des simulations concernant les 220.000 glaciers sur terre.

« Le niveau global des océans va continuer à augmenter », explique l’auteur principal, Tamsin Edwards, du King’s College à Londres. « Mais nous pouvons réduire de moitié la contribution de la fonte des glaces si nous limitons le réchauffement climatique à 1,5°C comparé aux engagements actuels » des Etats, qui conduiraient à une hausse des températures autour de 3°C.

La fonte des glaces contribuerait ainsi à faire monter les océans de 13 centimètres d’ici 2100, contre 25 centimètres selon les projections actuelles.

Des incertitudes demeurent toutefois concernant l’Antarctique.

« Le Groenland est très sensible aux changements atmosphérique et donc dans un monde plus chaud, il y aura plus de fonte à la surface de la couverture glaciaire », explique Sophie Nowicki, du NASA Goddard Flight Center et co-auteure de l’étude. « En Antarctique, c’est très complexe. Un monde plus chaud pourrait signifier plus de chutes de neige, mais aussi plus de fonte de la calotte glaciaire », poursuit-elle.

© AFP

La fonte des glaces s’est fortement accélérée en trois décennies

Un commentaire

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    • Guy J.J.P. Lafond

    07MAI2021
    Les données que nous fourniront les satellites et les ordinateurs vont devenir décisif pour anticiper l’avenir.
    À moyen terme, plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère et moins de volumes glaciers à la surface de l’eau ou bien à la hauteur du sol pourraient se traduire par des phénomènes météos encore plus violents et plus destructeurs parfois. Ex: aux États-Unis, des tempêtes pourraient s’observer plus souvent au centre de ce pays quand les trois types de front suivants se rejoignent encore et encore dans les grandes plaines du centre des É.U.: 1. un front humide en provenance du golfe du Mexique; 2: un front froid en provenance de la chaine des Rocheuses au Nord-Ouest; 3: et enfin, un front sec en provenance du Sud-Ouest des É.U. Et la tête me tourne en imaginant ce genre de tourbillon qui pourrait se former plus souvent.

    Solution: Laisser de plus grandes surfaces de forêts en friche faire leur travail d’absorption du trop plein de CO2 dans l’atmosphère. Et surtout, réduire la circulation aérienne, limiter les embouteillages monstres de véhicules à énergie thermique dans tous les grands centres urbains de la planète afin d’abaisser rapidement les rejets excessifs de CO2 dans l’atmosphère terrestre causant un effet de serre prolongé; afin aussi de réduire la quantité de particules fines et noires de pollution – avec une valeur albedo proche de zéro – qui se déposent sur les sols forestiers et à la surface des glaciers de l’ensemble du globe.

    Action!
    T: @GuyLafond @Famille Lafond
    À nos vélos, à nos espadrilles de course, à nos équipements de plein air! Car le temps file. Car la colère gronde de plus en plus fort dans le ciel.

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