La péninsule Antarctique vit son année la plus chaude depuis plus de 30 ans (étude)

Antarctique base chilienne

La base chilienne antarctique Eduardo Frei, le 10 mai 2020. © Chilean Air Force/AFP -

Santiago du Chili (AFP) – L’année 2020 est la plus chaude jamais enregistrée dans la péninsule Antarctique, au nord du continent Antarctique, au cours des trois dernières décennies, révèle une étude de l’Université de Santiago du Chili publiée vendredi, qui juge ce constat « alarmant ».

« Les températures dans toute la péninsule Antarctique ont été supérieures de plus de 2°C aux valeurs habituelles », a expliqué Raul Cordero, climatologue et chef du Groupe de recherche Antarctique de l’université de Santiago (Usach), dans un communiqué publié par l’Institut Antarctique chilien (Inach).

« Dans l’extrême nord de la péninsule Antarctique, la température moyenne a jusqu’à aujourd’hui été supérieure à zéro degré. Cela ne s’était pas produit depuis 31 ans », a ajouté M. Cordero.

Il juge ce constat « alarmant » car cela pourrait indiquer que le rythme rapide de réchauffement observé dans la région à la fin du XXe siècle, et qui avait diminué au cours des deux dernières décennies, est en train de reprendre.

Selon les mesures effectuées par une équipe de recherche de la station météorologique située sur l’île du Roi George, quatre vagues de chaleur se sont produites : deux en été austral, une en automne et la dernière au milieu de l’hiver. Au total, 34 journées ont été considérées comme extrêmement chaudes.

Pendant l’hiver austral, lorsque les températures sont normalement les plus froides, le thermomètre a affiché jusqu’à 5 degrés, empêchant les eaux de la baie de Maxwell de geler.

Cependant, à d’autres moments, des températures hivernales de -16,8°C ont été enregistrées, les plus basses depuis 1970.

Par ailleurs, les précipitations accumulées sur l’île du Roi George jusqu’au début du mois de septembre ont dépassé 400 millimètres, soit 100 mm de plus que les valeurs typiques.

La péninsule Antarctique est la partie la plus septentrionale du continent Antarctique, celle la plus proche de la pointe de l’Amérique du sud, où se trouvent les bases scientifiques et militaires de plusieurs pays, dont l’Argentine, le Chili et le Royaume-Uni.

©AFP

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Un commentaire

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    • Bousquet

    Bonjour, Il y a quelques mois, je demandais à des savants glaciologues et autres chercheurs en météorologie et océanographie s’il ne serait possible d’injecter en eaux semi-profondes des quantités mesurées d’azote liquide qui serait censé réfrigérer par endroits successifs l’eau en différents lieux et profondeur. La surface étant chauffée par « nos » dérèglements qui causent une absence de saisons telles que nous les avions connues jadis.
    Il est possible que ce soit une ineptie ? Mais, nous n’en serions pas là si nous n’en avions commises de nombreuses autres…… Que nos enfants nous reprocheront longtemps.

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