France : vers l’hiver le plus chaud jamais enregistré, selon Météo-France

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Un homme se promène sur la plage de Nice, le 27 février 2020. © AFP VALERY HACHE

L’hiver météorologique (mois de décembre, janvier et février) 2019-2020 s’annonce comme le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne supérieure de 2,7°C à la moyenne, selon des données préliminaires publiées vendredi par Météo-France.

En hiver, la température moyenne (période de référence 1981-2010) est de 5,4°C en France métropolitaine. Mais la saison hivernale qui s’achève a été caractérisée par « une douceur remarquable », qui s’est accentuée en février, avec des records jusqu’à 27 degrés enregistrés notamment dans le sud du pays en début de mois. Il n’y a pas eu de pic de froid sur la saison.

« La température a été en moyenne plus de 2°C au-dessus de la normale en décembre et janvier et plus de 3°C en février », relève Météo-France.

Sur la carte d’écart par rapport aux moyennes saisonnière (1981-2010), toutes les régions du pays sont en écart positif, le différentiel le plus important se situant sur un grand quart nord-est.

L’hiver 2019-2020 devrait donc se classer au premier rang des hivers les plus chauds sur la période 1900-2020, devant 2015-2016 (+2.6°C) et 1989-1990 (+2°C).

Dans le même temps, l’hiver a été marqué par de fréquentes tempêtes et des épisodes d’inondations sévères, pour une pluviométrie globale qui devrait être excédentaire de 10% par rapport à la moyenne des années 1981/2010.

Si les différents records enregistrés sont attribuables à des phénomènes météorologiques de court terme et ne peuvent donc être attribué en eux-mêmes au réchauffement climatique global, la tendance « sur une période de temps suffisamment long est nette », explique Pierre Etchevers, climatologue à Météo-France.

« Sur les 11 hivers les plus chauds depuis 1900, quatre sont concentrés sur les 10 dernières années, et six sur les 20 dernières années », souligne ainsi l’expert, pour qui « c’est cette répétition qui est vraiment le signe du changement climatique ».

Selon les relevés de Météo-France, 2019 avait été la troisième année la plus chaude en France métropolitaine – après 2018 et 2014 – et a été marquée par deux épisodes exceptionnels de canicule et un record absolu de 46°C.

Au niveau mondial, 2019 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde, concluant une décennie record, selon le service européen Copernicus.

La hausse de la température, accompagnée d’une multiplication des événements météorologiques extrêmes liés au réchauffement de la planète, est en ligne avec les prévisions des climatologues.

© AFP

4 commentaires

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    • Michel CERF

    Réchauffement climatique , pollution généralisée , disparition des espèces animales , fonte des glaciers , inondations répétées , feux de plus en plus nombreux , voici la conséquence des activités humaines , sans oublier l’arrivée du coronavirus , notre planète est bien malade par la faute des humains , sauf pour JP Bardinet pour qui le paradis est sur terre !

    • Balendard

    Faire le lien entre le « temps » qu’il fait dehors et les variations de pression et de température de l’air ambiant en essayant de les enregistrer n’est pas simple.

    Pour un particulier « haut de gamme » il peut, histoire de se familiariser avec ces questions acheter et mettre en place dans son jardin une station d’entrée de gamme type lacrosse ws9115. La précision annoncée de la mesure de seulement +/- 1°C la question peut aussi se poser de savoir si les appareils on été correctement étalonnés à la sortie de l’usine?
    Quant à la résolution de cet appareil celle-ci étant de 0.1° on comprend qu’il est difficile d’apprécier quantitativement une variation de température de 0.1°.
    Même pour une station à plus de 1000 euros (par ex Vantage Pro 2) la précision n’est que de 0.5°C !
    Pour Météo France elle doit être de 0.2°C mais on ne joue pas dans la même cour et pour le personnel engagé dans ces stations d’enregistrement la mesure de la pression et surtout de la température est leur principale préoccupation

    Quant au particulier « bas de gamme » dont je fais partie, j’ai été confrontée à la mesure des températures des circuits d’eau chaude et froide dans l’habitat. c’est avec difficulté que j’ai trouvé un thermomètre infrarouge à peine plus précis que +/- 2°C la plupart des thermomètres infrarouge mis sur le marché étant limitée à +/- 3°C.

    https://www.dropbox.com/s/kwgpsk4xhlbpdhh/TFA.pdf?dl=0

    partant de ce constat je crois pouvoir dire qu’homo sapiens a probablement trouvé que la température sur terre avait augmentée de 1 degrés pendant ces 100 dernières années autrement que par la mesure

    • Balendard

    Ceci dit Michel que les choses soient claires: je ne suis pas un climato-sceptique.

    je suis seulement convaincu que pour réussir notre transition énergétique il va falloir prendre en compte que le monde, comme le cerveau de l’homme est divisé en deux parties : l’une qui pense savoir et l’autre qui souhaite apprendre. Ceci pouvant signifier que pour réussir notre transition énergétique il va falloir que ceux qui pensent savoir écoutent ceux qui souhaitent apprendre

    • Michel CERF

    Je n’en doute pas et suis d’accord avec vous .

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