Greenpeace bloque le siège de BP pour l’arrivée de son nouveau patron

Greenpeace blqouent le siège de BP

Des militants de Greenpeace blqouent le siège de BP, le 5 février 2020 à Londres © AFP DANIEL LEAL-OLIVAS

Des militants de l’ONG Greenpeace ont bloqué mercredi matin le siège de BP à Londres à l’aide de panneaux solaires et de barils de brut pour marquer l’entrée en fonction du nouveau patron du géant pétrolier.

L’ONG entend mettre la pression sur Bernard Looney, dont c’est le premier jour comme directeur général, afin que BP, qui tire ses confortables profits des énergies fossiles, fasse davantage d’efforts pour le climat.

Une centaine de militants se sont regroupés à partir de 03H00 du matin locales dans le quartier huppé de la capitale où BP a ses locaux, déployant 500 panneaux solaires et entravant les portes d’accès avec des barils de pétrole souillés.

Un porte-parole du groupe, interrogé par l’AFP, a indiqué que l’ONG était toujours présente en fin de matinée et que la police était également sur les lieux.

BP a décidé par mesure de précaution de fermer temporairement son siège.

M. Looney est quant à lui en déplacement en Allemagne et « comprend la frustration et la colère des manifestants à Londres », selon le groupe.

« Il partage leur profonde inquiétude sur le changement climatique et dévoilera ses ambitions en termes de faibles émissions carbone pour le groupe la semaine prochaine », a précisé le porte-parole.

Selon Greenpeace, BP a engendré davantage d’émissions carbone durant les 50 dernières années que n’importe quelle autre entreprise européenne. L’ONG assure que c’est la major pétrolière qui dépense le plus dans le lobbying contre les lois sur le climat.

« Leur nouveau directeur général doit accepter que si BP veut continuer à exister au XXIe siècle ils doivent se convertir à 100% dans l’énergie renouvelable », souligne dans un communiqué Richard George, l’un des militants de Greenpeace présent devant le siège du groupe.

BP est régulièrement visé par des actions de mouvements écologistes, qui n’hésitent pas à perturber ses assemblées générales d’actionnaires ou à lancer des actions en justice contre des projets polluants.

Greenpeace avait annoncé mardi contester devant les tribunaux la légalité d’un permis de forage accordé par le gouvernement britannique au géant pétrolier BP en mer du Nord, au large de l’Ecosse, estimant que le public n’avait pas été consulté.

© AFP

Ecrire un commentaire

Un fabricant de voitures à hydrogène mise sur la "révolution verte" britannique

Lire l'article