L’appétit pour le charbon va se maintenir, selon l’AIE

centrale à charbon

Une centrale à charbon, le 30 novembre 2019 à Jänschwalde, en Allemagne © AFP/Archives John MACDOUGALL

L’appétit pour le charbon ne faiblira pas ces prochaines années en raison de la demande en Asie et en dépit de la crise climatique, a mis en garde mardi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« La demande mondiale de charbon a rebondi depuis 2017. Même si elle va probablement décliner en 2019, nous nous attendons ce qu’elle reste globalement stable ensuite jusqu’en 2024 », écrit l’agence basée à Paris dans un rapport consacré au sujet.

Le charbon reste la première source pour la génération d’électricité – et compte pour plus de 40% des émissions de CO2 liées à l’énergie. Il est par ailleurs encore largement utilisé pour la production d’acier et de ciment.

Gros émetteur de gaz à effets de serre mais aussi source de pollution de l’air, il est pourtant sous pression dans les pays développés en raison de la crise climatique et se trouve par ailleurs concurrencé dans la production d’électricité par le gaz et les renouvelables, aux coûts déclinants.

Mais si son utilisation recule en Europe et aux Etats-Unis, elle progresse encore en Asie, en particulier en Inde et en Chine, le plus gros producteur et consommateur au monde de charbon.

« Les centrales électriques au charbon en Asie sont jeunes – 12 ans en moyenne – ce qui fait qu’elles pourraient encore fonctionner pendant des décennies », souligne le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

Selon lui, il sera nécessaire d’avoir recours à des technologies comme le captage, le stockage et la valorisation du CO2 (CCUS), une technologie onéreuse qui permet de capturer le CO2 pour éviter qu’il ne soit rejeté dans l’atmosphère.

« L’adoption du CCUS sur de nombreuses centrales jeunes en Asie serait nécessaire pour remettre le monde sur le chemin pour atteindre les objectifs internationaux sur le climat, la qualité de l’air et l’accès à l’énergie », estime Fatih Birol. « De plus, la décarbonation de grosses industries comme l’acier et le ciment serait extrêmement difficile sans CCUS. »

Pour l’instant, très peu de projets de captation du CO2 sont en fonctionnement commercial dans le monde.

© AFP

4 commentaires

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  • La captation du CO2 que l’on appelle aussi la réduction du CO2 avant qu’il ne se dissipe dans l’atmosphère pourrait être réaliser en ré injectant par exemple le CO2 dans le sol. Cela coûtrrait environ 80 € la tonne

    il ne faut donc pas s’etonner que rien ne soit encore fait à ce sujet ceci d’autant que les masses à réduire sont excessivement importantes. Voir

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/RSE-pac-et-environnement.pdf

    vu ce qui va se passer avec les centrales à charbon dans le monde lors de ces deux ou trois prochaines décennies c’est de toute façon la catastrophe annoncée et le fait que les conséquences de la non réduction du CO2 vont nous coûter beaucoup plus cher que sa réduction en elle-même

    • Michel CERF

    Oui les catastrophes vont se multiplier à grande vitesse , cela va nous coûter très cher et même la vie , l’humanité l’aura bien cherché , si l’homme a une intelligence il ne sait pas s’en servir.

      • Sgobero Raphaël

      De l’intelligence il y en a toujours eu, elle a permis le pire comme le meilleur. C’est de la sagesse qu’il nous faut maintenant.

      • Le monde est gravement malade du charbon et coompte tenu de ce qui se passe actuellement en Australie je ne suis pas sûr que la sagesse soit un médicament qui soigne ce genre de maladie

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