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80 684 milliards de dollars de PIB en 2017

Gyeonggi - golf du Taeyoung country club, près de Yongin - Corée Du Sud – Asie (37°07’ N - 127°18’ E)

Gyeonggi - golf du Taeyoung country club, près de Yongin - Corée Du Sud – Asie (37°07’ N - 127°18’ E)

Le Produit Intérieur Brut (PIB) a été inventé aux États-Unis après la Grande Dépression pour en évaluer les effets. Il est utilisé depuis 1944 au niveau international pour mesurer et comparer la richesse des pays. Il se révèle avant tout un outil de suivi de l’activité économique. Du PIB découle le calcul de la croissance. Les limites du PIB sont connues car, dans son calcul, il ne prend pas en compte l’économie informelle, ni les dommages causés à la nature. Les économistes travaillent à l’amélioration du PIB et à la création d’indicateurs alternatifs. Pour 2017, la richesse mondiale est évaluée à 80 684 milliards de dollars de PIB. Mais, ce chiffre ne dit rien sur l’état du monde, ni sur les conditions dans lesquelles cette richesse se forme. Est-elle le fruit d’une croissance soutenable ? d’un juste partage de la richesse ? quels secteurs ont créé de la valeur ? et est-ce que la qualité de vie s’est améliorée ?

 

2 commentaires

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  • La théorie d’une croissance économique continue et son indicateur actuel le PIB qui ne s’arrête jamais n’est pas viable.

    Pour s’en convaincre il suffit d’observer les courbes de la croissance dans le monde depuis le début de l’urbanisation, instant de l’histoire où cette dernière a véritablement commencée, il y a seulement une cinquantaine d’années.

    Le PIB a été multiplié par cinq pendant cette courte période de 50 ans ce qui correspondant sensiblement à un taux de croissance annuel moyen proche de 2 %.

    On peut légitimement s’inquiéter de savoir à quel niveau il sera à la fin de notre millénaire.

    C »est en effet avec le temps qui passe que l’on constate qu’une croissance économique et son indicateur actuel le PIB, qui ne s’arrête jamais, n’est pas viable.

    Si l’on devait continuer à ce rythme qui n’a pourtant rien à voir avec les taux de croissance en Chine de ces dernières années et comprendre ce que ce que sera le monde en l’an 3 000 il suffit de trouver le nombre 1,02 a la puissance 1000 ou de le multiplier
    1 000 fois par lui-même le nombre 1,02 ce qui revient en définitive au même.

    Le résultat, voisin de 400 millions avec un PIB 400 millions de fois supérieur au PIB actuel de 80 684 milliards de dollars est extrêmement inquiétant et prouve bien qu’il y a quelque chose qui cloche dans le système actuel

    Dans la mesure où tout le monde explique que sans croissance, c’est le chômage, une société à l’arrêt et sans avenir, les lutins qu’ils soient nautiques ou thermiques ont raison de s’inquiéter. Ceci d’autant que lorsque l’on évoque le “développement durable” comme une solution à nos problèmes certains d’entre nous mettent en avant le fait que ces deux termes sont presque contradictoires. »

    Le problème est complexe et les lutins ont raison d’être inquiet et de se demander ce qu’il faut faire. Leur porte-parole préfère se reporter aux propos récents évoqués par le secrétaire général de l’OCDE qui considère qu’il faut absolument construire une nouvelle coordination des politiques publiques. Une coordination qui prenne en compte le fait que les indicateurs classiques tels que le PIB ou l’inflation ne suffisent plus pour mesurer le progrès et lutter contre la pauvreté. Le progrès technique a joué un rôle primordial jusqu’à présent dans la croissance mais il faut le reconsidérer. Il doit être maintenant au service de la lutte contre la pauvreté et du bien-être en n’engendrant plus une augmentation débridée et irréfléchie de la consommation. Nous ne devons plus regarder la courbe de la croissance française comme nous regardons un électroencéphalogramme plat annonciateur d’une mort certaine. Nous allons vers un autre monde où la croissance ne sera plus synonyme de progrès.

    Pour sortir de la spirale infernale de la croissance, d’ailleurs à l’évidence liée au réchauffement climatique, une meilleure exploitation des énergies renouvelables est une voie prometteuse qui pourrait nous aider à franchir cette mauvaise passe. Nous en avons encore les moyens comme cela a été expliqué récemment dans GoodPlanet. Voir

    https://www.goodplanet.info/actualite/2019/09/17/lenvironnement-premiere-preoccupation-des-francais-selon-un-sondage/

    mais saurons-nous le faire avant qu’il ne soit trop tard ? Une prise de conscience collective est nécessaire. Des organisations telles que et l’ONU et surtout l’OCDE qui a pressenti le problème au travers de son secrétaire général devraient se saisir de ce problème avant qu’il ne se solutionne par les guerres.

    La réponse à ce grave probleme gît peut-être aussi au plus profond de nous même

    • Michel CERF

    Votre analyse , Mr Grossmann est un condensé de bon sens .