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11 milliards de litre de biodiesel produits par les Etats-Unis en 2016

biocarburant

Déforestation en Amazonie, Mato Grosso, Brésil (9°26’ S – 54°43’ W) © Yann Arthus-Bertrand

Les biocarburants, alternatives au pétrole obtenues à partir d’huile végétale (soja, maïs, palmier, colza) ou animale, sont controversés en raison de
leur impact sur l’environnement (déforestation) et l’approvisionnement alimentaire (hausse du cours des denrées). De plus, le rendement énergétique de ces cultures reste sujet à caution. Les États-Unis et le Brésil produisent et consomment plus des deux-tiers de la production mondiale de biocarburant. En 2016, les États-Unis ont produit 11 milliards de litres de biodiesel contre 946 millions en 2006. Mais, en Europe, où se développe pourtant la biomasse c’est-à-dire l’usage de déchets organiques pour produire de l’énergie, le recours aux cultures pour alimenter les réservoirs des véhicules peine à convaincre. Ainsi, l’Union européenne a revu à la baisse son objectif d’incorporation d’agrocarburant de 10 % à 7 % des carburants employés dans les transports en 2020.

3 commentaires

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    • jipebe29

    Je me demande quels sont les abrutis qui ont lancé les agrocarburants (ils n’ont rien de bio). Ces agrocarburants, qui procurent des revenus très confortables aux agriculteurs, font concurrence aux cultures pour la nourriture. Les prix de certains produits ont augmenté, par exemple le maïs, et cela a un impact ravageur sur les populations qui se nourrissent de galettes de maïs. La priorité, c’est de nourrir les populations avec des denrées aux prix compétitifs. Les agrocarburants sont une hérésie qui prend sa source dans le dogme de la raréfaction des ressources pétrolières et gazières, dogme lancé par le Club de Rome, qui s’est complètement trompé, et dogme qui est encore et toujours contredit par l’explosion des ressources exploitables et l’amélioration des technologies. De plus, les agrocarburants sont censé avoir un bilan carbone vertueux, mais, si l’on regarde toute la chaîne de production, cela n’est pas évident.

    • Didier Puel

    Sans compter que ces cultures ne sont soumises à aucune legislation convernant les pesticides.

    • Francis

    Quand on est ignorant, on la ferme. Les agrocarburants laissent des sous-produits protéiques nobles (tourteau de colza, corn gluten feed),énergétique (pulpe de betterave) et fibreux (pailles qui entretiennent l’humus du sol). Ils doivent être considérés comme des outils de régulation des marchés agricoles. Ils sont soumis exactement à la même législation que les cultures normales concernant les pesticides. La législation est liée au bidon de produit.

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