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Une plante invasive peut en cacher une autre

plantes invasives
A silver swath of sunlight (R) covers half of the Hawaiian islands in this true-color Terra MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) image released 29 May 2003. In this scene, the winds ruffling the water surface around the Hawaiian islands create varying patterns, leaving some areas calmer than others. Southwest of Hawaii and Maui, calmer waters are indicated by brighter silver coloration. From lower right to upper left, the "Big Island" (Hawaii), Maui, Kahoolawe, Lanai, Molokai, Oahu, Kauai, and Niihau islands all make up the state of Hawaii, which lies over 2000 miles from any other part of the United States. AFP PHOTO/NASA/HO
Hawaï vue de l'espace © AFP PHOTO/NASA/HO

Une étude menée à Hawaï sur des espèces invasives d’herbe  montre que celles-ci déclinent après quelques décennies. Cela donne l’opportunité à d’autres espèces de les supplanter. Ainsi, Melinis minutiflora, une  plante invasive vivace, s’est implantée dans le parc national des volcans d’Hawaï dans les années 1990, prenant la place d’espèces végétales locales – un fait étudié à l’époque par les scientifiques de l’université de Santa Barbara en Californie.  Melinis minutiflora est une herbe pouvant atteindre 1,5 mètre de haut, parfois utilisée dans l’alimentation des troupeaux. Mais 20 ans plus tard,  ces mêmes scientifiques ont trouvé que l’espèce invasive était en train disparaître, faute de nutriments suffisants, rapporte le site Science Daily. Il semblerait que le processus de minéralisation de l’azote dans le sol, qui avait augmenté avec l’arrivée de Melinis minutiflora, soit revenu à son niveau antérieur à l’invasion. Or, l’azote est indispensable aux plantes.

Toutefois, selon les scientifiques, l’affaiblissement des herbes invasives ne bénéfice pas nécessairement aux espèces natives ; elle peut laisser la place à d’autres espèces invasives. Stephanie Yelenik, qui a pris part à cette étude, explique que la principale leçon de cette étude est qu’une invasion de plante peut ralentir voire reculer mais que cela ne suffit pas à assurer le retour de l’écosystème à la normale : d’autres espèces invasives peuvent en bénéficier. Elle ajoute : « Comprendre comment les invasions altèrent les écosystèmes est utile pour prédire ce qui arrivera mais si on n’y associe pas une gestion active, alors cela ne suffira pas à faire revenir les espèces natives. La dispersion et la mort des espèces non-natives doit être perçu comme un signal pour replanter des espèces locales natives. Et c’est peut-être la méthode la moins coûteuse pour restaurer un écosystème. »

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