Deepwater : le remède pire que le mal

Trois ans après l’explosion de la plateforme DeepWater Horizon dans le golfe du Mexique et l’épandage de plus de 6,4 millions de litres du dispersant Corexit, les conséquences sanitaires du « nettoyage » de la marée noire commencent à apparaître.

Maux de têtes, éruptions cutanées, troubles respiratoires, nausées, pertes de la mémoire, fatigue chronique… Une centaine de personnes ont signalé ces symptômes au Dr Robichaux, dont le cabinet se situe dans la ville de Raceland à une soixantaine de kilomètres de la Nouvelle-Orléans, note Le Monde. Ce sont ceux aussi de Steve Kolian, un habitant de la région, interviewé par le Huffington Post. Si aucune étude ne permet de le certifier, ces troubles, qui touchent un nombre de plus en plus important d’habitants de la Nouvelle Orléans et de personnes travaillant sur le nettoyage de la marée noire, seraient liés à l’épandage massif de Corexit, un solvant utilisé pour dissoudre les nappes de pétrole. Le National Institute of Environmental Health Sciences mène actuellement une enquête épidémiologique auprès de 33 000 personnes qui ont travaillé sur cette zone et qui durera 10 ans pour comprendre et analyser l’impact sur le santé de cette catastrophe. En attendant, et malgré les doutes, aucun lien n’est pour l’instant avéré entre l’utilisation massive du solvant et ces troubles sanitaires.

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