Un label pour le ski responsable

Qui est à l’origine de ce label ? Quels sont les acteurs réunis pour ce projet ?

C’est un projet qui nous a toujours tenu à cœur, depuis le lancement de l’association en 2000. Mais la création d’un label est une démarche complexe. L’association a donc d’abord mis en place l’éco-guide des montagnes : un projet participatif qui visait à faire un point sur les actions positives mises en place par les stations. Ces stations ont pris de l’élan. Il fallait donc aller plus loin pour ne pas stagner. Il fallait aussi simplifier la démarche pour le consommateur. Depuis un an et demi, l’association a donc réuni plus de 80 experts pour élaborer les critères de certification de ce label. La concertation était au cœur de notre projet, impliquer les collectivités, les ingénieurs, les experts techniques et les administrations publiques pour avoir un label qui répond aux attentes de tous. En tous, ce sont 31 critères, allant de l’approvisionnement en énergie à l’accessibilité des personnes handicapées qui sont concernés par le label.

Qui décerne ce label ? A quoi s’engage une station Flocon Vert ?

Le label est décerné pour une période de trois ans par un comité de certification composé des Mountain Riders, de la Fondation Nicolas Hulot et de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe. L’audit est réalisé par un organisme externe. Les premières stations à être labélisées le seront en avril de cette année. Les stations s’engagent sur huit thématiques que sont : la gouvernance, les transports, l’énergie, les déchets, le territoire, l’aspect social, l’aménagement, et l’eau.

Combien de stations peuvent prétendre au label Flocon Vert ?

Sur les 350 à 400 stations de montagnes en France, seuls une vingtaine voir une trentaine sont potentiellement labelisables. Les critères sont stricts. Seuls des stations engagées depuis de nombreuses années peuvent prétendre à ce label. Le profil des stations est cependant variable, il va de la petite station village à la plus grosse station plus touristique, de celle en basse altitude à celle en plus haute altitude. Ce sont les politiques locales qui sont concernées par ce label, il est donc difficile pour une commune ou une communauté de commune de les modifier du jour au lendemain. Mais les Moutain Riders accompagnent toutes les stations qui souhaitent être labélisées dans leur démarche.

Qu’est ce que ce label va apporter aux consommateurs ? Comment distinguer les mauvais élèves ?

Le label donne au consommateur une information claire et objective sur les politiques engagées de la station de son choix. Mais nous ne voulions pas d’une démarche passive de sa part, c’est pourquoi les stations labélisées s’engagent à lui expliquer leur démarche responsable lors de sa visite. Nous n’avons pas non plus voulu mettre en place de flocon « noir ». En effet, l’association soutien et accompagne des démarches engagées, elle ne pointe pas du doigt les mauvais élèves, le flocon « noir » est donc à l’inverse de notre démarche. Il y a en effet des choses a améliorer dans la plupart des stations mais le Flocon Noir ne nous paraissait pas pertinent. Nous préférons travailler avec un groupe de tête qui tire les autres vers le haut. Nous souhaitons également faire évoluer le label pour que, à l’avenir, une station puisse être labellisée 1, 2 ou 3 flocons verts en fonction de son degré d’engagement.

Lors de la phase de développement du label, vous avez travaillé avec six stations pilotes – des stations qui ne seront pas forcément labélisées pour autant. Avez vous un exemple d’initiative ?

Effectivement, en Savoie par exemple, la station de Valmorel a optimisé son plan de damage pour consommer le moins possible de carburant. En Hautes Alpes, la station de Crévoux participe au concours « Villes et Villages Etoilés » qui vise à réduire la pollution lumineuse nocturne. Enfin, l’Alpe du Grand Serre en Rhônes-Alpes organise chaque année une journée de ramassage des déchets : en 2012, plus 200 kg de déchets ont été ramassé en une journée.

Propos recueillis par Roxanne Crossley

3 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Devillers, roland

    demande d’une diffusion
    Bonjour, ce mail pour vous demander à qui chez vous je pourrai m’ adresser afin de formuler une demande de publication d’un appel à financement lisible sur, Belgian fire services, rédiger en Français et en Anglais
    merci de bien vouloir répondre
    sincèrement votre
    sig. devillers

    • Devillers, roland

    demande d’une diffusion
    Bonjour, ce mail pour vous demander à qui chez vous je pourrai m’ adresser afin de formuler une demande de publication d’un appel à financement lisible sur, Belgian fire services, rédiger en Français et en Anglais
    merci de bien vouloir répondre
    sincèrement votre
    sig. devillers

    • olivier

    contact
    Bonjour,
    Envoyez un message à contact at goodplanet.info
    Cordialement

Dorothée Moisan, auteure des Plastiqueurs, enquête sur les industriels qui nous empoissonnent : « Je dénonce le discours de l’industrie du plastique qui affirme que le recyclage fonctionne »

Lire l'article

Des start-up de véhicules électriques célébrées à Wall Street face à une route semée d'embûches

Lire l'article