Plus de la moitié des femmes américaines ont des taux élevés de polluants dans leur organisme

Les femmes américaines en âge de procréer dépassent, pour 55,8% d’entre elles, le niveau sanguin médian pour le plomb, le mercure ou les biphényles polychlorés (BPC) , des polluants qui pourraient nuire au développement du cerveau des fœtus et des bébés, selon une étude publiée le 16 novembre 2012 dans Environmental Research. Réalisée à partir de 3 173 femmes de 16 à 49 ans, cette étude montre que près de 23% des femmes américaines en âge de procréer ont atteint ou dépassé les niveaux sanguins médians pour les trois polluants à la fois.

Les chercheurs de l’Université Brown (Rhode Island) qui ont réalisé cette étude ont dégagé des facteurs de risque : la consommation de poissons connus pour accumuler des niveaux élevés de mercure et de BPC, la consommation abusive d’alcool (pour une raison encore inconnue) et surtout l’âge. Les femmes âgées de 40 à 49 ans ont un risque 30 fois plus élevé de présenter de forts taux sanguins pour ces polluants que les femmes âgées de 16 à 19 ans. Ceci s’explique non seulement parce que ces produits chimiques s’accumulent dans l’organisme mais aussi parce que cette génération est née avant l’adoption de lois de protection de l’environnement, précise l’auteur de cette étude, le Dr Marcella Thompson.

Un seul facteur réduit le risque d’avoir des taux sanguins élevés pour ces polluants persistants, et ce n’est pas une bonne nouvelle écrit Science Daily. Il s’agit de l’allaitement maternel, au cours duquel les femmes passent les polluants qui se sont accumulés dans leur corps à leur nourrisson. Pour Kim Boekelheide, ces résultats montrent « clairement la nécessité d’étudier les conséquences sanitaires de multiples co-expositions à des produits chimiques présents dans l’environnement ».

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