Des millions de requins tués pour des crèmes de beauté

L’association Bloom, qui œuvre pour la conservation marine, révèle le massacre de plus de 2,7 millions de requins pour la réalisation de crèmes cosmétiques. Intitulée « Le prix hideux de la beauté », l’étude signale qu’environ 90% de la production mondiale d’huile de foie de requin est destiné au secteur cosmétique.

Le squalane est une substance hydratante non grasse utilisée pour la formulation de crèmes. Sa production n’implique pas de pêcher les requins, dont beaucoup d’espèces sont menacées d’extinction, puisque le squalane peut être obtenu à partir de plantes et de fruits, notamment d’olives. Pourtant, l’utilisation du squalane animal persiste pour des raisons financières. Les prix du squalane d’origine végétale sont environ 30% plus élevés que les prix du squalane de requin.

L’étude signale qu’il existerait un phénomène de « livering », consistant à prélever le foie des requins et à rejeter la carcasse en mer. Cette pratique fait échos au « finning », c’est-à-dire à la découpe des ailerons de requins qui sont ensuite rejetés vivants à la mer.

Face à l’utilisation persistante de squalane de requin, l’association Bloom demande la mise en place d’une réglementation qui permettrait au consommateur de choisir des produits issus de squalène végétal, en spécifiant l’origine du squalane dans l’étiquetage. « Il est en effet très regrettable que les consommateurs désirant acheter des produits éthiques ne puissent pas privilégier les crèmes à base squalane végétal simplement parce que la norme européenne sur l’étiquetage des produits cosmétiques n’oblige pas à différencier le squalane selon son origine », déplore Romain Chabrol, auteur de cette étude.

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