Comprendre Copenhague : faire face aux transformations du climat

Le réchauffement est inévitable. Le phénomène a déjà commencé à se faire sentir et il est certain qu’il va continuer à s’aggraver dans les prochaines décennies – quand bien même des mesures énergiques étaient prises, elles prendraient longtemps à faire effet. Il faut donc faire face, s’adapter. Et le problème le plus difficile est la montée des eaux.

Il existe 3 stratégies face à l’augmentation du niveau de la mer : contenir l’eau, vivre avec, ou battre en retraite. La première consiste à construire des digues ou améliorer celles qui existent pour retenir l’eau. Aux Pays-Bas, un quart du pays se situe en dessous du niveau de la mer. Après le raz-de-marée de 1953, le gouvernement a entamé un projet afin d’éviter que pareille catastrophe ne se reproduise : le Plan Delta, dont le déploiement s’est étalé sur plus de 30 ans. Mais l’élévation du niveau des sols ou la construction de digues n’est pas possible partout et a un coût exorbitant.

La seconde méthode, c’est résister aux inondations : construire des maisons flottantes ou sur pilotis, par exemple. Prévoir des moyens de transports amphibies, etc. L’éventail des solutions est assez limité. Une chose est sûre : construire en bord de mer n’est pas aujourd’hui l’investissement le plus durable qui soit…

Partir, se replier vers des terres plus hautes, n’est pas aisé lorsque les terres manquent. Et pour de nombreuses personnes, perdre leur terre ou leur maison, c’est se retrouver dans la pauvreté – à moins que des systèmes de compensation soient mis en place, ce qui est rarement le cas. Or, les Bangladeshis ne seront pas les seules victimes : Manhattan sera sous l’eau si la mer monte de plusieurs mètres et 50% de la population mondiale habite à moins de 60 kilomètres des côtes.

Pour l’instant, les mesures d’adaptation permettent de contenir l’essentiel des effets du changement climatique. Mais elles risquent de devenir insuffisantes. C’est une raison de plus pour lutter non seulement contre les conséquences mais aussi contre les causes du réchauffement climatique.

Martinière.

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