Le retour à la terre des Kogis

Chaman d’une soixantaine d’années, Miguel Dingula est le porte-parole des siens auprès de l’association Tchendukua. C’est lui qui demande l’acquisition de terres ou d’objets utilisés pour leurs rituels. Il met en avant le rôle de protecteur de l’environnement de sa communauté : « Nous n’abîmons rien, au contraire, nous protégeons ce que nous donne la nature. Nous avons de l’eau en quantité, claire et limpide, des arbres, des fruits… Chez vous, vous avez tout détruit. ».

En 2000, grâce aux fonds collectés par Tchendukua, une centaine d’Indiens Kogis sont devenus propriétaire de la « Terra de la Luna », un territoire de 400 hectares. Avant leur retour, ces terres déboisées servaient de pâturage, 7 ans après la forêt a repris ses droits. Pour les Kogis, l’avenir passe par le respect de la nature : ils pratiquent notamment des rites, indispensables à leurs yeux, pour régénérer l’écosystème. Ces Indiens ont gardé la mémoire des espèces d’arbres à planter et à replanter. La présence de tels ou tels insectes signifie pour eux que la nature va bien. « Si nous connaissons le passé nous pouvons bien vivre au présent et préparer le futur » témoigne Miguel, qui a voyagé jusqu’en Europe pour défendre la cause de son peuple. Les Kogis ont juste besoin d’acquérir, chose inconnue dans leur culture, la propriété de la terre. C’est ce que leur offre Tchendukua, car l’identité Kogi est indissociable de la terre.

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