L’énergie tirée de la biomasse n’est pas toujours « propre »

Labourer les prairies pour planter des cultures à vocation énergétique pourrait produire plus de CO2, d’ici à 2030, que la combustion d’énergies fossiles. C’est la conclusion d’un rapport émis par l’Agence de l’environnement du Royaume-Uni et rapporté par la BBC. Dans celui-ci, intitulé « Carbon sink or carbon sinner », l’agence montre que ce sont les déchets du bois et des panneaux de fibres à densité moyenne qui produisent le moins d’émissions, contrairement aux cultures de saule, de peuplier ou de colza. Toujours d’après l’étude, ce n’est qu’en produisant à la fois chaleur et électricité que la biomasse permettrait d’éviter – au maximum – l’émission de 2 millions de tonnes de CO2 chaque année au Royaume-Uni. « La biomasse est une ressource limitée qui ne doit pas être gaspillée dans des équipements inefficaces », déclare Tony Grayling, en charge à l’agence du climat et du développement durable. Celui-ci appelle le gouvernement à mettre en place des contraintes pour les exploitations de biomasse à rapporter publiquement leurs émissions de gaz à effet de serre.

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