Suriname

Au rang du 2e pays le plus petit d’Amérique latine, le Suriname (appelé Guyane néerlandaise avant l’indépendance) a pour capitale Paramaribo et compte près de 476 000 d’habitants (350 000 ont émigré vers les Pays-Bas). Environ 5 % de la population (Marrons et Amérindiens) vivent dans ses forêts, qui couvrent plus de 90 % de son territoire. Aujourd’hui, le recours à l’orpaillage illégal et à l’exploitation de la faune va de pair avec une misère qui atteint la moitié de la population.

Enjeux

Biodiversité : Le bouclier (plateau) des Guyanes (Guyane, Suriname, Guyana, Brésil, Venezuela) abrite la forêt vierge tropicale humide la plus intacte du monde avec près de 40 % d’espèces de flore et faune endémiques. Le pays affiche un couvert forestier proche de 94 % et un taux de déforestation des plus bas au monde. Toutefois, sur la côte, les mangroves, sont menacées par les pesticides des plantations de bananes ou des rizicultures.

Espaces protégés : le Suriname a été l’un des premiers pays d’Amérique du Sud à instituer un système de réserves naturelles (13 % du territoire), souvent sans consulter les peuples indigènes, bafouant leurs droits de propriété. La plus grande réserve est la Central Suriname Nature Reserve (1,5 million d’hectares).

Pollution aux métaux lourds : entre 10 et 60 tonnes de mercure utilisée par les orpailleurs sont lâchées dans la nature chaque année, empoisonnant la nature et les hommes.

Mines : la bauxite compte pour 41,9% des exportations en 2007. Si les mines quasi épuisées à l’est du pays ont causé des dégâts importants, l’immense projet d’exploiter les réserves des montagnes de Bakhuys, à l’ouest, prend davantage en compte la biodiversité, mais l’impact sur les peuples locaux est moins étudié.

Changement climatique : la plupart de la population (76 %) et des terres productives se situent à moins de 10 m au-dessus du niveau de la mer et à 4 m pour Paramaribo.

Acteurs

Stinasu, la Fondation pour la conservation de la nature au Suriname se préoccupe notamment des espaces protégés, et y promeut l’écotourisme. Créé en 1969, elle gère le parc naturel de Brownsberg.

Le Forest Peoples Programme (FPP) oeuvre pour la reconnaissance des droits indigènes au Suriname. (Le Suriname est signataire de la Déclaration des droits des peuples indigènes de l’ONU le 13 septembre 2007.)

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