Indice de Développement Humain

Publié le : Last updated:

L’IDH, un indicateur cherchant à intégrer trois dimensions du « développement »

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a mis au point en 1990 un indicateur composite : l’Indice de développement Humain (IDH). Il permet un classement des pays en fonction de trois grands paramètres évalués à parts égales : l’économique à travers le PIB/habitant (en parité de pouvoir d’achat), la santé via l’espérance de vie, l’éducation avec le taux d’alphabétisation des adultes et le taux de scolarisation des jeunes.

La formule de base pour chacun des trois indicateurs dont on fait ensuite la moyenne est relativement simple :

(valeur de la variable pour le pays – seuil minimal mondial) / (seuil maximal mondial – seuil minimal mondial)

À titre d’exemple, pour l’espérance de vie, le seuil minimal est conventionnellement fixé à 25 ans, et le seuil maximal à 85 ans. Un pays dont l’espérance de vie serait de 75 ans aurait donc un indice de (75 – 25)/(85 – 25), soit 0,83 pour cette dimension.

Les pays aux meilleures performances ont un IDH voisin de 1, tandis que les autres sont plus proches de 0. Dans les faits, les valeurs de l’IDH s’échelonnent entre 0,97 pour les meilleurs et 0,31 pour les plus faibles. Le PNUD a déterminé trois niveaux de « développement » : faible (moins de 0,5), moyen (de 0,5 à 0,8), élevé (de 0,8 à 1).

Le classement diffère sensiblement de celui qui se fonde sur le PIB/habitant. Sur 177 pays étudiés par le PNUD dans son rapport de 2006, les États-Unis n’obtiennent que la 8e place après plusieurs pays européens comme la Norvège (1er) et l’Irlande (4e), ou le Japon (7e). Des pays du Sud ou du Sud-Est comme Hong Kong (22e) ou Singapour (25e) ou des pays producteurs de pétrole comme les Émirats Arabes Unis (49e) restent à des niveaux honorables, mais n’occupent pas les places de tête.

L’ordre de classement de l’IDH conduit aussi à penser que les gens pourraient mieux vivre dans des pays dont le PIB/habitant oscille autour de 9 000 $ comme l’Uruguay (43e) ou le Costa Rica (48e), que dans des pays pétroliers dont le PIB/habitant dépasse 24 000 $. La situation de l’Afrique y est décrite comme globalement précaire. Sur les 31 pays ayant un IDH très faible, seuls deux ne sont pas de ce continent : le Yémen et Haïti.

Si l’IDH corrige certains biais du PIB, il fait aussi l’objet de critiques. Tout d’abord, l’économique reste prépondérant. En effet, le PIB/habitant est l’un des trois critères, mais il est aussi sous-jacent dans l’espérance de vie et dans le niveau d’éducation. Ensuite, le seuil fixé par le PNUD d’un niveau « faible » de développement est relativement bas. Des pays comme le Soudan ou le Bangladesh sont classés en niveau « moyen ». Enfin il ne tient pas compte des dégradations environnementales et ne remet pas en question les aspects non durables des sociétés industrialisées.

Source des données

Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

The Human Development Index (HDI): an indicator that encompasses three dimensions of “development”

In 1990, the United Nations Development Programme (UNDP) developed a composite indicator: the Human Development Index. The HDI ranks countries based on three equally-weighted and vast criteria: the economy (GDP per capita), health (life expectancy), and education (adult literacy rates and school enrolment rates for children).

The HDI is an average of these three indicators. The basic formula for attaining these three indicators is relatively simple:

(country figure – world minimum) / (world maximum – world minimum)

To illustrate: for life expectancy the world minimum is generally 25 years, and the world maximum, 85 years. A country whose life expectancy is estimated at 75 years would have an index of (75-25)/ (85-25), or 0.83.

The highest-scoring countries have an HDI of 1; other countries rank closer to 0. On average, HDI scores vary from a high of 0.97 to a low of 0.31. The UNDP has established three development levels: low (under 0.5), medium (0.5 to 0.8), and high (0.8 to 1).

The resulting ranking differs considerably from rankings based on GDP per capita. Out of 177 countries studied by the UNDP for its 2006 report, the USA was in only 8th position behind several European countries such as Norway (1st) and Ireland (4th), and also Japan (7th). Southern and south-eastern countries like Hong Kong (22nd) and Singapore (25th), as well as oil-producing countries like the United Arab Emirates (49th), while not ranking lowest, do not edge into the higher-performing ranks.

The ranking based on the HDI could lead to the conclusion that people live better in countries where GDP per capita hovers around USD 9,000, like Uruguay (43rd) or Costa Rica (48th), than in oil-producing countries where GDP per capita exceeds USD 24,000. An overall bleak picture is painted for the African continent. On the whole, African countries are ranked low. Of the 31 countries with an extremely low HDI, only two are not African: Yemen and Haiti.

While the HDI corrects some biases inherent in the GDP rankings, it is not free from criticism. First, the economic factor still weighs heavily. GDP per capita is one of the criteria, yet it is also a factor in life expectancy and education. Second, the low HDI as established by the UNDP is relatively low. Countries such as Sudan and Bangladesh are ranked “medium”. Finally, the HDI does not take environmental degradation into account, and does not question the unsustainable aspects of industrialised societies.

Media Query: