Couvert forestier

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Le couvert forestier : marqueur de la déforestation

Les forêts de la planète font depuis longtemps l´objet de destructions pour implanter des cultures agricoles ou des pâturages, par exemple. Elles abritent une biodiversité importante, qui est donc menacée par leur disparition. Ainsi, les forêts tropicales ne couvrent actuellement que 7 % des terres émergées, mais elles enferment plus de la moitié des espèces vivantes.

Les plantations forestières compensent en partie la déforestation, surtout en Asie, mais ce sont principalement des plantations monospécifiques, d´essences souvent exotiques, et qui abritent une faible biodiversité. Par ailleurs, la déforestation contribue à l´augmentation des émissions de CO2, renforçant ainsi l´effet de serre.

Le pourcentage de couvert forestier exprime la proportion de surfaces boisées par rapport à la surface totale d’un pays. L´incertitude réside dans la définition de la forêt, qui comporte une part d´arbitraire ; ainsi, suivant les définitions, la surface mondiale de forêts pourra varier de 2,4 à 6 milliards d’hectares. La définition de référence est celle adoptée par la FAO (cf. supra).

Au début des années 2000, le pourcentage moyen de forêts dans le monde était d´environ 30 %, avec de fortes valeurs en Amérique du Sud (50 %) et dans l´ensemble Europe et Russie (46 %). Les autres continents ont des taux nettement plus faibles : Amérique du Nord et Amérique Centrale (26 %), Océanie (23 %), Afrique (22 %), Asie (18 %). L´Afrique présente une situation très contrastée, avec de grands déserts, mais aussi des pays avec un fort couvert forestier (Gabon, Congo).

La déforestation, particulièrement intense durant les dernières décennies du XXe siècle, ralentirait légèrement depuis le début des années 2000. Elle représente globalement une diminution d´environ 0,2 % par an ; c´est le continent africain qui est le plus affecté (-0,8 % par an). Ce ralentissement peut être lié aux efforts des défenseurs de l’environnement ; il est très probablement associé au fait que les zones les plus faciles ou les plus intéressantes à couper l’ont déjà été.

Le couvert forestier augmente dans un certain nombre de pays, et notamment en France, du fait de l’exode rural.

Définition de l´indicateur

Le terme de « forêt » est difficile à définir. Il n’existe pas de critère simple pour le faire. D’où la multiplicité des définitions. Celle de la FAO comporte trois points principaux : un couvert d’arbres de plus de 10 % (pour différencier les zones portant des arbres et les forêts), une superficie de plus de 0,5 hectare (pour différencier les forêts et les arbres isolés) et le fait que les arbres doivent pouvoir atteindre une hauteur minimale de 5 m (pour différencier les arbres et les arbustes).

Cette définition à l’avantage de constituer une référence commune. Mais, à titre d’exemple, l’est de la Taïga russe est formé de conifères nains (de taille inférieure à 5 mètres). Selon les définitions, elle sera comptabilisée ou non en forêt, ce qui fera varier la surface forestière mondiale de plus ou moins 20 % ! De même, si l’on porte à 20 % le couvert forestier minimal (comme c’est souvent le cas en Europe), de nombreux massifs, souvent abîmés par un début de déforestation, sont exclus des comptes…

Source des données statistiques :

Nations-Unies, Division de la statistique (UNSTATS)

Forest cover: an indicator of deforestation

The planet’s forests have long been the victims of clearing to make way for agriculture or grazing land. They host considerable biodiversity which is threatened by their disappearance. Tropical forests now cover only 7% of land, yet are home to over half of the world’s living species.

Forest replanting endeavours partly offset deforestation, especially in Asia, however most of these are monocultures, often of exotic species, and host low biodiversity. Deforestation also contributes to greenhouse gas emissions, and thus worsens the greenhouse effect.

The forest cover indicator is the ratio of wooded land area to a country’s total land area. However, there is ambiguity surrounding the term “wooded”, which can be somewhat arbitrary. Depending on the definition used, wooded land on a global level can be assessed at anywhere between 2.4 and 6 billion ha. The benchmark definition is established by the FAO (see above).

At the turn of the millennium, the average world forest cover accounted for 30% of surface area, with higher percentages in South America (50%), Europe, and Russia (46%). Other continents had significantly lower percentages of forest cover: North and Central America (26%), Oceania (23%), Africa (22%), and Asia (18%). Africa, however, is a continent of many contrasts, with large stretches of desert existing alongside lush forest regions (Gabon, Democratic Republic of the Congo).

Deforestation was particularly severe during the last decades of the 20th century, but appears to be slowing slightly since the turn of the millennium. Overall, deforestation is decreasing by 0.2% per year; the rate is greatest in Africa, at 0.8% per year. This decrease may be related to environmental lobbying; however it is most likely owing to the fact that the easiest and most profitable forestry areas have already been harvested.

The forest cover is increasing in some countries, especially in France, due the rural exodus of that country.

Definition of the indicator

The term “forest” is difficult to define. There are no simple criteria to do so, resulting in many different definitions. The FAO definition is based on three main criteria: the area in question must measure a minimum of 0.5 ha, present tree crown cover of at least 10% (to distinguish true forests from areas with trees), and trees must reach a minimum height of 5 m at maturity (to distinguish trees from shrubs).

The advantage of this definition is that it provides a common basis by which to measure forests. However, there are notable exceptions, such as the Russian Taiga, made up of dwarf pine and spruce that measure less than 5 m. Depending on which definition is used, this forest may or may not be counted in the world total, resulting in an astonishing 20% difference in final figures. Similarly, if the area under examination must be at least 20% wooded, as is often the standard in Europe, several forest areas would not be taken into account, such as those already damaged through incipient deforestation.

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