Bélarus

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Belarus

Minsk- Bélarus – des pêcheurs polonais, russes et bélarusses s’affrontent durant une compétition internationale de pêche sur la rivière Svisloch© AFP photo Viktor Drachev

Pays enclavé entre la Pologne et la Russie, sans accès à la mer, cette ancienne république soviétique de 10 millions d’habitants s’appelait Biélorussie avant 1991. Son régime autocratique, parfois qualifié de « musée politique du soviétisme » est décrié. Grand de quelque 200 000 km² généralement plats et parsemés de marécages, le pays est recouvert pour un tiers de pushchy : de grandes étendues de forêt inhabitée.

Enjeux

Le parc Belovezhskaya Puscha – la partie biélorusse d’une zone protégée de 150 000 hectares partagée avec la Pologne– a été classé réserve mondiale de la Biosphère en 1977 et figure au Patrimoine naturel mondial depuis 1979. C’est la dernière forêt naturelle de plaine en Europe, à la biodiversité exceptionnelle (riche d’une faune de 12 000 espèces). C’est là qu’ont été réintroduits les bisons d’Europe.

L’après-Tchernobyl : le Bélarus est le pays le plus touché (25 % du territoire) par les retombées de l’accident qui a eu lieu en Ukraine. 485 villages ont été évacués dont 70 ont été rasés et enfouis sous une couche de terre. Les données fiables sur les victimes sont difficilement accessibles – en particulier le nombre de liquidateurs décédés, ces ouvriers de toute la région qui ont participé à la lutte contre les radiations. Mais on estime que 2,1 millions de personnes, soit 20 % de la population, vivent sur les 18 000 km² les plus contaminés. Depuis la catastrophe, la zone a été inondée à plusieurs reprises. À chaque fois, des substances radioactives ont été emportées en aval, en particulier le long du Pripiat, un affluent du Dniepr qui termine sa course dans la mer Noire. Selon les experts, les substances radioactives continuent de circuler dans les sols et les écosystèmes.

Acteurs

Recteur de l’université de Gomel, Youri Bandajevski, a été arrêté en 1999 et emprisonné pendant plusieurs années pour avoir tiré l’alarme sur les conséquences sanitaires de la catastrophe. Suite à une campagne internationale menée par Amnesty international et la Criirad, notamment, il a été libéré en 2005 et s’est réfugié en France. Un autre scientifique, Vassili Nesterenko, a perdu son poste pour avoir dénoncé les conséquences de la catastrophe. Il a depuis créé un institut indépendant « Belrad », la seule source d’information indépendante sur le sujet dans le pays.

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