Aires protégées en Amérique centrale : de la nécessité de les reconnaître comme un modèle de bonne gouvernance et d’équité

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Les COMMUNITY CONSERVATION AREAS (CCA), « aires protégées par des communautés » peuvent se définir comme des écosystèmes naturels et modifiés dont la biodiversité est importante, où l’écologie et les valeurs qui en découlent font partie de la culture, et qui sont volontairement préservés par les indigènes et les communautés locales grâce au droit coutumier ou à d’autres moyens efficaces.

Les COMMUNITY CONSERVATION AREAS (CCA), « aires protégées par des communautés » peuvent se définir comme des écosystèmes naturels et modifiés dont la biodiversité est importante, où l’écologie et les valeurs qui en découlent font partie de la culture, et qui sont volontairement préservés par les indigènes et les communautés locales grâce au droit coutumier ou à d’autres moyens efficaces.

Par convention, les régions protégées en Amérique centrale se sont conformées à des modes de gouvernance et d’organisation économique au sein desquels, dans la plupart des cas, les indigènes et les communautés locales sont victimes d’exclusion sociale. […] Il y a 10 ans, scientifiques et techniciens s’alarmaient déjà de ce que les sites classés depuis les années 80, malgré leur statut légal, ne sont protégés que sur le papier. Quand les gouvernements d’Amérique centrale ont montré un intérêt pour le lancement d’un processus régional en vue de consolider les systèmes nationaux de protection des régions et les couloirs biologiques, le dilemme de la biodiversité partageant son espace avec les humains s’est à nouveau présenté. Lors du second congrès centre-américain sur les régions protégées qui s’est récemment tenu dans la ville de Panama, les discussions sur la participation citoyenne, la pauvreté et la nécessité de reconnaître les différentes formes de gouvernance (y compris les CCA) ont réaffirmé la tendance vers des modèles de participation accrue. Y a été notamment suggérée la création d’une nouvelle mesure régionale dite « proposition pour une mesure sur la gestion commune des régions protégées en Amérique centrale« . Cet effort reflète au niveau politique une certaine volonté de faire avancer les choses, bien que l’on soit encore loin de reconnaître et de protéger les droits des communautés et leur contribution à la conservation de la biodiversité.

D’après notre expérience, il est urgent:

? de reconnaître aux communautés de ces CCA et d’autres régions biologiquement importantes le droit à conserver leurs terres;

? d’intégrer la connaissance des cultures indigènes et traditionnelles dans la gestion des zones protégées. Un mode de conservation qui exclut les populations coûte beaucoup plus cher en argent et en stabilité sociale. Il est alors plus difficile de développer durablement les économies locales;

? d’utiliser une approche plus large des écosystèmes, afin d’inclure à la conservation de la biodiversité les efforts transfrontaliers et les divers systèmes de développement agricole comme base de la souveraineté alimentaire des populations;

? d’analyser en profondeur la manière dont le tourisme peut aider à renforcer le respect des droits humains fondamentaux et dont les populations les plus marginalisées peuvent bénéficier de ses retombées économiques.

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