Bilan des Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

Les 1ères Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant avaient pour but de présenter une démarche globale : relier santé des sols et qualité des aliments, pour “une seule santé” de la Planète.  Plus de 1700 auditeurs ont ainsi suivi les 5 jours des Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant, dont 65 % d’agriculteurs représentatifs de toutes les filières (biologique, conventionnel, en transition, sur petites ou grandes surfaces).

Pourquoi ces rencontres ?

Aujourd’hui, la FAO estime que près de 33% des sols à l’échelle mondiale sont modérément ou gravement dégradés. En France, 3000 hectares de sol deviennent infertiles chaque année !

Les causes sont multiples : pollution, érosion, compaction, épuisement, salinisation, artificialisation… C’est ainsi que les sols agricoles perdent de la matière organique et de la fertilité, déstockent du carbone et ne produisent plus de vie.

Quelles solutions ?

  • Réduire le travail du sol pour préserver l’habitat des organismes indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes ;
  • Recourir aux couverts végétaux (pour nourrir le sol, limiter la croissance des plantes nuisibles, dites adventices, pour limiter l’érosion et l’arrosage, ou encore pour favoriser la biodiversité) ;
  • Réintroduire des arbres permettant de reconstituer de la matière organique et de recréer des abris pour la biodiversité ;
  • Effectuer une rotation des cultures;
  • Réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires.

Les Rencontres ont ainsi permis de faire émerger trois bonnes nouvelles :

  1. Le socle agronomique commun basé sur l’agroécologie et les sols vivants est validé et en action. Pour permettre le retour de la vie des sols et d’une fertilité abondante, et ainsi répondre au défi climatique et à celui du stockage de carbone.
  2. De nombreux agriculteurs s’engagent dans la voie des sols vivants. Qu’ils travaillent sur petites ou grandes surfaces, en bio, en conventionnel ou en transition, ils sont tous engagés sur le chemin de l’agriculture du vivant. Ils deviennent producteurs de biodiversité.
  3. Il est temps de valoriser les démarches de progrès et de donner envie: un appel fort est lancé à la recherche et aux autorités pour accélérer le travail sur les solutions qui permettront de pouvoir produire et protéger, tout en étant source de résilience face aux changements climatiques.

Pour en savoir plus :

Pour une Agriculture du Vivant 

4 minutes de leçon sur le sol par Lydia et Claude Bourguignon 

Ver de terre production agit pour les agriculteurs en créant et diffusant des contenus de formation de haute qualité, conçus avec des agronomes et des professionnels reconnus en agroécologie.

Media Query: