En France, l’exposition au plomb, au mercure et au Bisphénol A baisse

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Une femme enceinte passe un examen à l’hôpital d'Argenteuil. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Une femme enceinte passe un examen à l’hôpital d’Argenteuil. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

L’exposition au plomb, au mercure et au BPA (Bisphénol A) diminue en France. Des progrès ont été constatés grâce à des prélèvements de sang, de cheveux et d’urine effectués chez des femmes enceintes en 2011.

Laurence Guldner, chargée de projet sur le volet périnatal du programme national de biosurveillance à l’Institut de veille sanitaire s’en réjouit. « En France, la concentration de plomb dans le sang du cordon est passée de 11 µg/L dans l’étude pilote réalisée en 2007 à 8,30 µg/L en 2011. Et celle de BPA de 2,5 µg/L à de 0,70 µg/L en 2011, détaille-t-elle. Pour la même année, le mercure est présent à raison de 0,40 µg/g de cheveux, alors que la concentration mesurée entre 2006 et 2007 chez des femmes françaises en âge de procréer était de 0,53 µg/g ».

A des doses plus importantes, ces molécules représentent une menace pour la santé. Lurence Guldner explique : « nous étudions les femmes enceintes car elles représentent, avec leur fœtus, une population particulièrement sensible aux effets de ces polluants. » Le plomb est en effet responsable du saturnisme infantile et peut entraîner, lors d’une exposition prénatale, une naissance prématurée, des retards de croissance, voire une mort fœtale. En France, le seuil de plomb ne doit pas dépasser 100 µg/L dans le sang pour les moins de 18 ans. Le BPA, quant à lui, est un perturbateur endocrinien qui peut, en cas d’exposition prénatale retarder le développement et altérer les fonctions de la reproduction. Enfin, le mercure est une substance neurotoxique qui s’accumule dans l’organisme, notamment via la consommation de produits de la mer.

En France, grâce à la réglementation, ces substances sont moins employées : les peintures au plomb sont interdites. L’essence plombée, ainsi que le BPA sont petit à petit remplacés par d’autres produits. Ces résultats encourageants  serviront à nourrir le débat public sur les substances nocives pour la santé. De prochains résultats concernant d’autres molécules jugées toxiques suivront dans les mois à venir.

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