En Amerique du sud, le Dakar menace les sites protégés

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El Savador, Chili : le concurrent Polonais Kuba Przygonski est photographie en janvier 2014 lors de la 11eme étape de cette dernière édition du Paris-Dakar. ©  AFP PHOTO / FRANCK FIFE

El Savador, Chili : le concurrent Polonais Kuba Przygonski est photographie en janvier 2014 lors de la 11eme étape de cette dernière édition du Paris-Dakar. © AFP PHOTO / FRANCK FIFE

La 35ème édition du rallye a suscité de multiples oppositions.

Plus de 500 véhicules ont pris le départ de cette nouvelle saison du Dakar, qui pour la 6ème année consécutive se déroule en Amérique du Sud. Partis de Rosario en Argentine, les concurrents sont arrivés ce week-end à Valparaiso au Chili. Quatorze journées de course au cours desquelles ils ont traversés les lacs salés de la Bolivie, la cordillère des Andes et le désert d’Atacama.

Mais ce parcours spectaculaire est critiqué par des groupes indigènes, des défenseurs de l’environnement et des archéologistes. Car plusieurs sites protégés subissent directement l’impact de la course. Lors de la saison 2011, 44,5% des 283 sites historiques protégées avaient ainsi été endommagés.

Au Chili, les indiens Kolla ont dénoncé un projet qui transforme leur terre en parc d’attraction pour touristes étrangers en quête d’adrénaline, les archéologistes ont montré plusieurs photos de traces de pneus sur des sites archéologiques et des poteries cassées. Les opposants au rallye ont même tenté de faire annuler la course avant son départ, mais la cour constitutionnelle du pays a estimé que l’événement ne représentait pas de menace directe pour l’environnement, note The Guardian.

Ce n’est pas la première fois que le Dakar est pointé du doigt pour les dommages causés sur les sites traversés. Lorsque l’épreuve avait lieu en Afrique, les populations et les ONG dénonçaient le nombre de personnes et d’animaux tués sur le bord des routes, ainsi que la poussière soulevée lors du passage des voitures. Les conséquences de cette nouvelle édition tant sur les populations locales que sur leur environnement ne seront pas connues avant plusieurs mois voire plusieurs années.

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