Energie solaire : l’Espagne réduit ses subventions

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FRANCE, Laudun-l'Ardoise : Photo prise le 15 avril 2008 à Laudun de panneaux photovoltaïques, installés sur le toit d'un entrepôt de supermarché et constituant la plus grande centrale photovoltaïque d'Europe intégrée en toiture. © AFP PHOTO / PASCAL GUYOT

FRANCE, Laudun-l’Ardoise : Photo prise le 15 avril 2008 à Laudun de panneaux photovoltaïques, installés sur le toit d’un entrepôt de supermarché et constituant la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe intégrée en toiture. © AFP PHOTO / PASCAL GUYOT

Parce qu’il doit  faire face à un déficit de plus de 40 milliards de dollars, le gouvernement espagnol a décidé de réduire les subventions  aux producteurs d’énergie solaire. Une décision qui menace l’équilibre financier de plus de 60 000 petits et moyens producteurs.

Mises en place il y a quelques années, les subventions à l’énergie solaire devaient permettre au gouvernement de développer les énergies renouvelables dans le pays. Le gouvernement s’était engagé à racheter l’énergie produite à 58 cents le kilowatt heure au cours des 25 prochaines années et garantissait 80% de ce prix les années qui suivraient. Plus de 60 000 petits et moyens producteurs se lancèrent dans l’aventure.

Puis la crise a touché le pays. De nombreux foyers se sont tournés vers cette source secondaire de revenus et la production a explosé. Racheter l’énergie produite au prix négocié avant la crise est devenu impossible pour le gouvernement  et il doit revoir à la baisse ses subventions. Il propose désormais, non plus un prix de rachat par kilowatt heure, mais un retour sur investissement minimum de 7,5% par an, selon le New York Times. Or, selon les producteurs touchés par cette nouvelle loi, les formules utilisées ne prennent pas en compte la réalité des investissements. Ils dénoncent le nouveau système et les changements apportés au contrat initial.

Selon José Manuel Soria, le ministre de l’industrie, « les seules alternatives étaient la faillite du système ou une augmentation de plus de 40% des prix de l’énergie », note le New York Times. Malgré tout, avec cette décision, le gouvernement risque d’effrayer les investisseurs privés qui feront moins confiance aux promesses du gouvernement, remarque le quotidien américain.

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