La face cachée de la tomate italienne

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La face cachée de la tomate italienne

Récolte de tomates en Floride © Joe Raedle/Getty Images/AFP

Une enquête du magazine The Ecologist met en lumière le système clandestin qui permet aux agriculteurs italiens de produire à bas coûts leurs tomates. Dans le sud de l’Italie, les réseaux criminels fournissent aux fermiers la main d’œuvre bon marché dont ils ont besoin. Ainsi en Italie, un chef mafieux ou capo blanco va négocier avec les paysans pour savoir leurs besoins, puis désigner un capo neros qui surveillera les travailleurs immigrés venus du même pays. Surnommés les esclaves de la tomate européenne, « la plupart d’entre eux cherchent avec ce travail précaire de quoi envoyer de l’argent à leur famille ou de quoi retourner chez eux, mais ils se trouvent pris au piège d’une spirale violente qui conduit à la pauvreté et à l’exploitation. Ils ne peuvent ni économiser ni se payer un billet d’avion pour quitter l’Europe, ces travailleurs se trouvent contraints pour survivre, d’exécuter des taches éreintantes et mal payées dans la récolte du citron, des olives, des fraises ou encore des citrons », explique le magazine britannique. Sur place, les travailleurs venus d’Afrique ou d’Europe de l’Est, vivent dans des maisons abandonnées et insalubres, dépourvues d’accès à l’eau courante et à l’électricité. Ils travaillent 14 heures par jour, pour un salaire de moins de 20 euros la journée en fonction du poids de fruits et de légumes récoltés. En cas de protestations, ils sont menacés voire battus à mort. 75 % des conserves de tomates exportées dans le monde proviennent d’Italie.

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