Comprendre Copenhague : les cercles vicieux du climat

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Les cercles vicieux portent un nom particulier en science : « rétroaction positive ». Cela signifie qu’une fois qu’un phénomène est enclenché, il va accroître ou accélérer son propre développement. Dans le cas du réchauffement climatique, au moins trois effets de ce type ont été identifiés.

Le premier est la fonte de l’Arctique. En effet, la glace est la surface qui réfléchit le plus les rayons du solaires. A l’inverse l’eau à l’état liquide est celle qui l’absorbe le plus. Quand la banquise fond, une zone qui auparavant renvoyait la chaleur du soleil dans l’espace se met au contraire à l’emmagasiner. Plus elle fond, plus elle se réchauffe et donc plus la surface de banquise restante va fondre. Cela explique en partie que le réchauffement constaté aux hautes latitudes est environ deux fois plus intense qu’en moyenne.

Un autre effet de ce genre concerne le permafrost, ou pergélisol, ce sol gelé du Grand Nord. Quand il fond, il libère du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2. Ce qui accélère l’effet de serre et donc le réchauffement. Cet effet pourrait encore s’accélérer si le méthane piégé par les glaces dans le fond des océans venait à être libéré lui aussi. Un phénomène qui pourrait prendre des proportions catastrophiques car les quantités de gaz en jeu sont colossales.

Un troisième exemple concerne le comportement des forêts et des océans. Normalement, ils stockent chaque année des quantités immenses de CO2. Avec le réchauffement, leur fonctionnement est perturbé. Ils pourraient absorber beaucoup moins de gaz à effet de serre, voire en libérer.

Les mécanismes précis de ces trois effets d’amplification sont encore sujets à débat ; d’autres restent à éclaircir comme le rôle du réchauffement sur les incendies ou la formation des nuages, mais une chose est sûre : au-delà d’un certain seuil, la situation s’emballe. C’est pourquoi les chercheurs se sont fixé comme objectif de limiter le réchauffement en deçà d’une certaine limite, en général, à +2°C par rapport à la température moyenne du siècle dernier.

Martinière.

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