Chronique film : Le chant des forêts, quand Vincent Munier nous amène avec lui à l’affût


affiche du film Le chant des forêts de Vincent Munier

GoodPlanet Mag’ propose des chroniques sur les livres, films, documentaires, expositions en rapport avec les thématiques de l’écologie et du vivre-ensemble. Découvrez-les dans notre rubrique nos chroniques culturelles. Cette semaine, notre chroniqueuse, partage son coup de cœur pour le film Le chant des forêts de Vincent Munier qui sort en salle le 17 décembre.

Vincent Munier nous emmenait en 2021 au bout du monde, avec Sylvain Tesson, dans les hauts plateaux tibétains à la recherche de La panthère des neiges qu’il faillit ne jamais trouver !

Cette année, avec Le chant des forêts, Vincent Munier nous emmène à nouveau au bout du monde… mais dans les profondeurs de cette forêt vosgienne qu’il arpente depuis l’enfance.

Il est accompagné cette fois-ci de son père et de son fils, ou plus précisément il les accompagne, dessinant, en toile de fond de leur aventure, un subtil hommage à la transmission familiale.

Simon à l’affût dans Le chant des forêts © Vincent Munier

Un voyage tout aussi extrême que le précédent

Extrême par la qualité de chaque image qui nous emporte dans un monde onirique pourtant bien réel.

Extrême par la beauté du même regard que trois générations portent sur le vivant.

Extrême enfin, par le pouvoir d’émerveillement que suscite chaque seconde de ce film où l’humain s’efface discrètement derrière l’animal.

Ce sont les habitants de la forêt que l’on entend chanter, voler, marcher, respirer. C’est une symphonie, ou un nocturne, qui s’offre à nos yeux. Immersion totale… nous retenons notre souffle en même temps que les trois Munier pour ne pas perturber la magie du spectacle.

Entrer dans l’intimité du sauvage, tout autant que dans celle de Michel, Vincent et Simon, est un merveilleux cadeau. Intimité dévoilée avec une infinie tendresse et beaucoup de pudeur !

Les quelques mots que ces montagnards souvent taiseux échangent, sont ponctués de silences qui leur donnent une belle intensité.
Les sourires ou les yeux embués, points de suspension des phrases inachevées, nous plongent dans une émotion indicible.

Observation, transmission, respect, protection et émerveillement, tressent le fil d’Ariane d’un autre chemin possible. Éloge envoûtant de la lenteur dont personne ne ressortira tout à fait indemne ; ce chant des forêts est une note d’espoir, portée par Simon, qui résonnera longtemps dans nos cœurs.

« Mets tes pas dans mes pas ! », dit le grand-père à son petit-fils qui s’enfonce dans la neige.

En sortant du Chant des forêt nous devrions tous, petits et grands, avoir envie de mettre nos pas dans les leurs !

Anne VV

Ecrire un commentaire